Leftfield, héros electro des nineties, réapparaît aux Docks de Lausanne

ConcertDe ce duo qui réconciliait les rockers avec l’electro, il ne reste que Neil Barnes. Coup de fil avant le concert de samedi.

Neil Barnes, dernier rescapé du duo Leftfield, a réactivé le nom du groupe en sortant un album au début de l'année.

Neil Barnes, dernier rescapé du duo Leftfield, a réactivé le nom du groupe en sortant un album au début de l'année.

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Dans l’effervescence électronique de la fin du siècle dernier, les tribus musicales se jaugeaient souvent avec méfiance. Leftfield, duo formé de Neil Barnes et Paul Daley, a contribué à la lutte contre les divergences, comme beaucoup d’autres groupes anglais de l’époque – Massive Attack, The Prodigy, Portishead… En 1995, leur album le plus populaire, Leftism, pétri de techno, de hip-hop, de dub mais aussi de post-punk (John Lydon, chanteur des Sex Pistols et leader de PiL, glapissait sur le titre Open Up), brisait la glace entre les genres. «J’avais dit à John: «Tu le fais ou je te botte le cul!» plaisante Neil Barnes, ami du vieux punk et seul rescapé d’un duo peu connu pour sa capacité de production.

En 1999, la paire sortait encore l’album Rhythm & Stealth, plus sombre et plus synthétique, avant de disparaître des radars de la pop jusqu’au début de 2015, exception faite d’une tournée en 2010.

«Je voulais à nouveau faire partie de la musique, ce monde excitant», plaide au bout du fil le dernier des Mohicans, unique responsable du récent Alternative Light Source (Infectious), qui trafique un minimalisme electro vrombissant, traversé de très littérales sirènes de nuit.

«Je suis très content des réactions, il se vend pas mal et passe même souvent à la radio. Je ne sais pas s’il est minimaliste, mais je voulais en tout cas m’éloigner du son des nineties, trouver quelque chose de plus strict.» Se réclamant aussi bien du jazz – «c’est caché, mais je suis un immense fan du label ECM!» – que de Blur, de Moderat, de la bonne vieille scène rave et acid house, Neil Barnes, fidèle à la réputation dévastatrice de Leftfield, promet en tout cas de faire exploser les décibels aux Docks. «Mais bon, on sait aussi s’adapter aux limites», tempère l’aspirant à la surdité quand on lui signale la sévérité suisse en la matière.

Original

Créé: 02.12.2015, 19h38

Le concert

Lausanne, Les Docks
Samedi 5 décembre (21 h 30)
Rens.: 021 623 44 44
Mimetic en aftershow
www.docks.ch

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Chant of a Poor Man



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