La légende de la Dame blanche étend son emprise sur Meinier

ScèneLe personnage légendaire hante un spectacle ambitieux, conçu par l'Orchestre de chambre de Genève avec le concours des élèves des cycles d'orientation.

Détail de l’affiche de «Qui a peur de la Dame blanche?»

Détail de l’affiche de «Qui a peur de la Dame blanche?» Image: DR

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Les habitants les plus âgés de Meinier et des terres qui environnent la commune genevoise vous le rappelleront sans hésiter, un zeste d’inquiétude dans les yeux, un trémolo à peine perceptible dans la voix. Le spectre de la Dame blanche, qui hante selon la légende les champs et les marécages avoisinants, rôde toujours, la nuit venue, sans qu’on puisse s’en défaire, et cela dure depuis plusieurs siècles déjà. D’autres témoins vous confirmeront qu’autour et sur les ruines de la place forte de Rouelbeau – sises dans la même commune – descend sur les lieux, avec l’obscurité, un hâle de mystère effrayant qui vous tenaille et vous coupe le souffle.

Alors, cette Dame blanche, qui harcèle les esprits depuis tant de générations, une légende? À défaut de se déterminer avec assurance, on dira qu’elle est désormais une source inattendue d’inspiration artistique. Car son histoire a poussé l’Orchestre de chambre de Genève (OCG), avec le concours de plusieurs autres entités du canton, à concevoir un spectacle pluridisciplinaire, mêlant musique, théâtre et mapping. Et tant qu’à faire – tel un défi aux peurs – cela prendra forme sur les lieux où le spectre a grandi, à savoir les vestiges de la place forte citée. «Qui a peur de la Dame blanche?» titre de la production, a connu une première dans les cycles d’orientation de Cayla et de Bois-Caran. Une tout autre dimension et une ambition renouvelée attendent désormais le spectacle présenté à Meinier. Cela commence par l’imposant appareillage logistique, qui prévoit la conception ex nihilo d’une scène et de 250 places assises à l’abri des intempéries. «Nous allons acheminer ce volumineux matériel par hélicoptère, note Andrew Ferguson, secrétaire général de l’OCG. Toute autre solution aurait été bien plus compliquée et coûteuse à réaliser.»

Le projet compte par ailleurs sur un générique long et solide: une quarantaine de jeunes musiciens (ceux de L’OCO-Motion) et de choristes des cycles d’orientation du canton seront de la partie, placés sous la direction d’Arsène Liechti, tandis que Christophe Sturzenegger et Guillaume Rihs signent respectivement les musiques et le livret. La mise en scène de Robert Nortik, elle, contribuera à plonger tout le monde dans cette énigme irrésolue que nous rappelle la présence de la Dame blanche.

«Qui a peur de la Dame blanche?» avec l’OCG, L’OCO-Motion, Arsène Liechti (dir.), Château de Rouelbeau, Meinier, du 17 au 21 sept. à 21 h. Rens. www.locg.ch

Créé: 09.09.2019, 14h55

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