Alain Morisod: «Ma vie, c’est un gigantesque Monopoly!»

LivreAvant sa tournée de Noël, le musicien genevois remet à leur place ses détracteurs dans Gravé dans mon cœur

Alain Morisod vient de sortir son deuxième livre: Gravé dans mon cœur.

Alain Morisod vient de sortir son deuxième livre: Gravé dans mon cœur. Image: Laurent Guiraud

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L’animateur genevois a fêté ses 65 ans cet été. Pas question pourtant de songer à la retraite. Au contraire. Il rentre tout juste d’une tournée au Canada où le disque On a tous quelque chose de Sweet People, composé de reprises de chansons de son groupe par des artistes québécois, est au sommet des ventes. Malgré ses multiples activités, celui qui compte plus de 20 millions de disques vendus, 17 saisons à la tête de l’émission des Coups de cœur et des milliers de concerts à son actif, vient de sortir un nouveau livre, Gravé dans mon cœur.

– Vous dites que vous n’avez pas une minute à vous, pourquoi alors vous être lancé dans l’écriture?
J’ai souvent l’impression d’avoir eu plusieurs vies. Il faut dire que je n’ai pas d’enfant et que je ne dors que quatre heures par nuit. J’ai donc beaucoup de temps pour faire ce qu’il me plaît. Lorsque j’ai écrit mon premier livre La vie, c’est comme une boîte de chocolat en 2009, je voulais faire une sorte de bilan. C’était une biographie qui s’est d’ailleurs vendue à 13'500 exemplaires. Cinq ans après, j’ai eu envie de récidiver. De raconter des anecdotes que je n’avais pas écrites la première fois et de pousser des coups de gueule que je n’avais pas encore poussés.

– Ce livre est-il un moyen de régler vos comptes?
Non, je ne voulais pas forcément régler des comptes, mais simplement dire à certains que je ne suis pas dupe. Ce n’est pas parce que je suis un chanteur de variété que je suis stupide. Je vois très bien comment ça fonctionne. Je sais par exemple que certains médias ne parlent pas de moi sous prétexte que je suis le musicien du troisième âge. Les vieux, pour eux, ce n’est pas sexy. J’ai été invité une fois pour une émission de radio sur la Première de la RTS. En arrivant, on m’a dit qu’il ne serait pas possible de passer mes chansons pendant l’émission car elles ne cadraient pas avec la couleur musicale de la station… Les médias sont à côté de la plaque. Qui regarde la télévision? qui écoute encore la radio? qui se donne la peine de lire des journaux? Ce sont les soixante ans et plus. C’est le public qui vient à mes concerts. Heureusement, les gens savent ce qu’ils aiment. Ils continuent d’aller voir des pièces de théâtre ou des spectacles qui ne sont pas forcément encensés par la critique.

– Vous agrémentez vos anecdotes par de nombreux proverbes et dictons. D’où tenez-vous cette passion?
J’ai commencé à garder des phrases que j’aimais lorsque j’étais gamin. A ce jour, j’en ai des milliers. J’avais envie de les partager avec mon public. Ces petits mots peuvent vous aider dans des moments difficiles ou vous faire sourire le matin. Si je devais en garder une, ce serait: «Un ami c’est quelqu’un qui vous connaît très bien et qui vous aime quand même.» J’adore cette phrase, mais je serais incapable de vous dire de qui elle est.

– Vous évoquez vos rencontres avec plusieurs célébrités telles que Céline Dion ou Eddy Barclay. Quelles sont celles qui vous ont le plus marqué?
Mes plus belles rencontres sont sans aucun doute Jean Ferrat et l’abbé Pierre. Ce sont de très belles personnes. J’ai rarement eu de mauvaises expériences, à part avec les gens qui gravitent autour de ces célébrités. Plus la personne est connue, plus il y a de managers, chargés de presse et promoteurs autour. Ces derniers peuvent être extrêmement désagréables.

– Vous dites qu’un de vos grands regrets, c’est de ne pas avoir rencontré Jean-Pascal Delamuraz. Pourquoi?
Il aurait dû être mon premier invité des Coups de cœur. Malheureusement, son état de santé ne lui a pas permis de venir. Il est mort quelques mois plus tard. J’avais beaucoup de sympathie pour cet homme. Sa personnalité et son ancrage dans la vie locale me touchaient particulièrement.

– Vous êtes également très attaché à votre pays. Vous n’avez jamais voulu habiter ailleurs?
Jamais. Pourtant, j’ai beaucoup voyagé. J’aurais pu m’installer n’importe où, mais je n’en ai pas ressenti l’envie. J’aime Genève plus que tout. J’ai besoin d’y être, d’admirer la rade. Je ne pourrais jamais quitter cet endroit.

– En revanche, vous n’envisagez pas d’arrêter de voyager?
Non, au contraire. Je commence une tournée de Noël samedi, avant d’enchaîner avec une croisière à Athènes et Istanbul, puis une tournée de 44 dates au Canada ce printemps. Je n’ai pas envie de lever le pied. Ma vie, c’est un gigantesque Monopoly, on me propose toujours des trucs sympas auxquels je ne peux pas dire non! J’ai envie de rester sur le carrousel.

Créé: 26.11.2014, 12h33

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