Le Salon du livre de Genève prépare sa mue

ManifestationPrésidente depuis sept ans, Isabelle Falconnier s’en va. La direction du salon entend poursuivre son recentrage sur les éditeurs.

En sept ans de présidence, Isabelle Falconnier a su imprimer sa patte sur le Salon du livre de Genève. Une manifestation qu'elle quitte pour d'autres horizons.

En sept ans de présidence, Isabelle Falconnier a su imprimer sa patte sur le Salon du livre de Genève. Une manifestation qu'elle quitte pour d'autres horizons. Image: Olivier Vogelsang

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On lui doit un repositionnement très clair du Salon du livre de Genève sur la littérature et les écrivains. L’initiative de mentorat Parrains & Poulains, c’est elle. Le programme pour jeunes auteurs «De l’écriture à la promotion», c’est elle. La création des différentes «Places» pour dessiner une carte des genres littéraires à l’intérieur du salon, elle encore. Une ligne graphique épurée et élégante, elle toujours. Isabelle Falconnier, en sept ans de présidence et de direction éditoriale, a indéniablement imprimé sa marque sur la manifestation printanière. Aujourd’hui, elle s’en va: «J’arrive à la fin d’un cycle, confie-t-elle. Après ces sept très belles années, j’ai entamé une réflexion personnelle. La présidence artistique du Salon du livre m’a énormément apporté, elle m’a offert un lien avec le public qui est primordial pour moi, mais c’est aussi une charge mentale conséquente.»

Un salon d'éditeurs, pas un festival d'auteurs

La direction du salon et de Palexpo a, de son côté, mené son examen de conscience. «Durant sept ans, Isabelle a personnifié à merveille le Salon du livre. Elle lui a insufflé sa jeunesse, son dynamisme, ses idées», souligne Claude Membrez, président du conseil de la Fondation pour l’écrit. «Mais elle n’était pas seule, elle avait une équipe à ses côtés. L’heure est venue d’un coup de sac.» La fréquentation, en baisse – 87?000 visiteurs cette année – ne semble pas émouvoir plus que de raison Claude Membrez. Il constate néanmoins: «Nous devons nous renouveler, faire autre chose, autrement. Poursuivre le recentrage sur les éditeurs, amorcé il y a deux ou trois ans. Nous ne sommes pas un festival d’auteurs, comme le Livre sur les quais à Morges ou les Quais du polar à Lyon, mais bien un salon d’éditeurs.» Il y a là un défi commercial de taille à relever: vendre des espaces d’exposition à des secteurs, l’édition et la presse, qui sont à la peine économiquement.

L'aventure de la Fête des Vignerons

Isabelle Falconnier va, elle aussi, se concentrer sur ses fondamentaux: «Je rejoins l’organisation de la Fête des vignerons, une manifestation qui me tient très à cœur. Je suis née à Blonay et pour les gens de la Riviera, elle représente notre héritage socioculturel, notre patrimoine.» (24 heures)

Créé: 04.06.2018, 18h00

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