Pas d'acquéreur pour des lettres de Marcel Proust

EnchèresUn ensemble de 16 lettres rédigées entre 1913 à 1916 par l'écrivain français n'a pas trouvé preneur lors d'enchères à Paris.

Un exemplaire original d'«À l'ombre des jeunes filles en fleurs», comportant un envoi autographe au critique et poète Henri Ghéon, estimé entre 8000 et 12'000 euros, n'a pas non plus pu être vendu.

Un exemplaire original d'«À l'ombre des jeunes filles en fleurs», comportant un envoi autographe au critique et poète Henri Ghéon, estimé entre 8000 et 12'000 euros, n'a pas non plus pu être vendu. Image: AFP

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Des lettres de Marcel Proust mises aux enchères lundi n'ont pas trouvé preneur. Elles racontent comment l'écrivain fit campagne pour être publié et obtenir le Goncourt.

Datant de 1913 à 1916, cet ensemble de 16 lettres rassemblant plus de 90 pages étaient estimées entre 200'000 et 300'000 euros par la maison Christie's, qui organisait la vente à Paris. «Le lot n'a pas trouvé preneur», a indiqué la maison de vente contactée par l'AFP.

Un exemplaire original d'«À l'ombre des jeunes filles en fleurs», comportant un envoi autographe au critique et poète Henri Ghéon, estimé entre 8000 et 12'000 euros, n'a pas non plus pu être vendu. Plus tard dans la soirée, Une édition de luxe avec ses deux «placards» manuscrits du prix Goncourt 1919, «À l'ombre des jeunes filles en fleurs», a lui été adjugé pour 87'500 euros (frais compris) dans la fourchette basse de son estimation (80'000/120'000 euros).

Un exceptionnel texte dactylographié de 17 pages, corrigé de la main de Proust, de l'incipit d'«Un amour de Swann» a aussi trouvé preneur, à 43'750 euros, légèrement au-dessus de la fourchette haute de son estimation (30'000/40'000 euros). Enfin, les épreuves corrigées de «Du côté de chez Swann» ont été adjugées pour 9375 euros alors qu'elles étaient estimées entre 8000 et 12'000 euros.

Dans les lettres qui n'ont pas trouvé d'acquéreur, Proust demandait à son ami René Blum, alors secrétaire général du quotidien Gil Blas, très bien introduit dans le monde de l'édition, de soumettre «Du côté de chez Swann», premier volume d'«A la recherche du temps perdu», à l'éditeur Bernard Grasset, pour le publier à compte d'auteur. (ats/nxp)

Créé: 07.10.2019, 23h18

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