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Alain Baraton invite dans ses jardins secrets

Conversation avec le grand maître de Versailles, expert passionné du règne végétal, poète farfelu, encyclopédiste méticuleux ou rêveur du soir.

Alain Baraton invite dans ses jardins secrets.
Alain Baraton invite dans ses jardins secrets.
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Sergueï Gorshkov, Ed. Paulsen, 208 p., 150 illust.
Sergueï Gorshkov, Ed. Paulsen, 208 p., 150 illust.
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En 1965, Peter Beard, esthète à la classe infinie, publiait The End of the Game. Manifeste pour la faune kényane, ce recueil de photographies revient sur les sévices de la civilisation en terre sauvage. «Plus l'homme blanc s'est enfoncé en Afrique, plus la vie s'y est effacée… jusqu'à disparaître en hectares de trophées, peaux et carcasses.» Cette édition spéciale, cinquante ans plus tard, terrifie par son actualité. Entrechoquant ses photos aux récits de Karen Blixen ou de Philip Percival, documents historiques, récits de voyageurs et autres vestiges d'une ère en voie d'extinction, l'artiste chronique l'état des lieux. Un gouffre commenté sur le terrain par Paul Theroux, voyageur d'exception. C. LE Ed. Taschen, 292 p.
En 1965, Peter Beard, esthète à la classe infinie, publiait The End of the Game. Manifeste pour la faune kényane, ce recueil de photographies revient sur les sévices de la civilisation en terre sauvage. «Plus l'homme blanc s'est enfoncé en Afrique, plus la vie s'y est effacée… jusqu'à disparaître en hectares de trophées, peaux et carcasses.» Cette édition spéciale, cinquante ans plus tard, terrifie par son actualité. Entrechoquant ses photos aux récits de Karen Blixen ou de Philip Percival, documents historiques, récits de voyageurs et autres vestiges d'une ère en voie d'extinction, l'artiste chronique l'état des lieux. Un gouffre commenté sur le terrain par Paul Theroux, voyageur d'exception. C. LE Ed. Taschen, 292 p.
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En cette matinée d’hiver indien, un chat lui caresse la gorge mais n’empêche pas de griffer. Surtout quand Alain Baraton, truculente nature terrienne, clame sa passion pour les fastes de Versailles. «Un château qui, sans ses jardins, ne serait rien», précise-t-il, quitte à ombrager les architectes du Roi-Soleil. Il en a poussé la porte à 19 ans, frais diplômé d’une école d’horticulture en quête d’un job saisonnier. «Je suis resté bloqué sur ce choc. Le parc, de vieux jardiniers qui s’activaient dans les allées… j’y ai trouvé ma place avec une liberté inouïe.» Depuis ce jour de juin 1976, il ne l’a jamais quitté, et si «le bouseux», comme ses camarades le surnommaient, ne pousse plus la brouette qu’en de rares occasions, il s’enorgueillit de toujours porter le titre de jardinier.

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