Alex Capus revient à la maison fêter le bonheur domestique

LivresL’écrivain bâlois publie «Das Leben ist gut», qui raconte un peu sa vie de bistrotier et d’époux.

Alex Capus, fils d’un psychologue normand et d’une institutrice alémanique revenue au pays après son divorce.

Alex Capus, fils d’un psychologue normand et d’une institutrice alémanique revenue au pays après son divorce. Image: Keystone

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Après avoir construit des livres magnifiques autour de personnages historiques qu’il habillait en fiction de sa plume fluide et aimable, Alex Capus utilise cette fois sa propre vie comme trame d’un récit à peine transposé. Car l’écrivain né en Normandie mais qui a grandi à Olten dès 6 ans et le héros d’«Au Sevilla Bar» (titre français qui ne dit pas le bonheur domestique évoqué par «Das Leben ist gut») partagent beaucoup. L’un, Alex, est le copropriétaire du Galicia, un bar d’Olten à l’histoire hispanique, acheté grâce au succès de «Léon et Louise», où il travaille pour de vrai. L’autre, Max, a acquis un ancien club espagnol, le Sevilla Bar, grâce aux ventes d’un de ses livres, et y sert de la bière. L’un et l’autre sont mariés à une professeure de droit qui n’aime pas beaucoup les hommes, sinon eux. Et l’un et l’autre vivent dans leur bar la vraie vie sociale dont ils rêvent, qu’ils défendent à l’heure des réseaux… sociaux.

C’est donc de petites histoires populaires de comptoir que raconte Alex Capus, en hommage à son idole Tchekhov, ces petits riens qui sont la vie ordinaire d’une bourgade comme Olten, du propriétaire anxieux de la tête de taureau qui décore le bar jusqu’au voisin qui ne fait que marcher. C’est aussi l’histoire d’un couple, Max et Tina, qui tient sur la longueur du mariage, ce marathon où l’on passe par tous les états d’âme, ces époux «qui s’agacent régulièrement, se disputent mais qui s’aiment». L’écriture magique de Capus fait le reste.

Créé: 20.03.2019, 11h59

Le livre

«Au Sevilla Bar»
Alex Capus
Ed. Actes Sud, 256 p.

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