«Tous les auteurs ou presque cherchent à comprendre d’où ils viennent»

La rentrée de Caroline CoutauLa directrice des Editions Zoé fait voyager les lecteurs de Toronto au Japon, en passant par Trinidad, Lagos ou la Roumanie.

Caroline Coutau, directrice des Editions Zoé, évoque une rentrée placée sous le signe de la quête d'identité.

Caroline Coutau, directrice des Editions Zoé, évoque une rentrée placée sous le signe de la quête d'identité. Image: LUCIEN FORTUNATI

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Les Éditions Zoé, à Genève, proposent cet automne 7 titres. Avec, relève sa directrice Caroline Coutau, «un accent très fort sur l’identité et l’ailleurs. Tous ou presque cherchent à comprendre d’où ils viennent par un voyage.» Avec «Les billes de Pachinko», Elisa Shua Dusapin file au Japon explorer la transmission entre mère et fille, dans «La musique engloutie», Christian Haller retourne en Roumanie, sur les traces de l’enfance de sa mère en 1920. Le trio de «Stand-by» offre un trépidant dernier «épisode» de la saison 1 entre Groenland, Balkans et Italie. Du côté des auteurs étrangers, le Canadien David Chariandy emmène avec les «176 pages d’une rare intensité» de «33 tours» dans la banlieue de Toronto et à Trinidad, et l’Américain Teju Cole repart à Lagos, ville de son enfance, avec «Chaque jour appartient au voleur». (24 heures)

Créé: 09.10.2018, 10h26

Le coup de cœur

Comme Caroline Coutau défend toutes ses parutions avec la même ferveur, et nous charge de choisir, voici l’occasion de reparler d’un livre paru en 2015 dans la petite maison française Tind, et qui mérite largement une redécouverte. «Atlas Nègre», du Vaudois Bruno Pellegrino, reparaît en poche chez Zoé sous le titre «Comme Atlas».

Un envoûtant et magnifique voyage au bout d’une rupture, entre Madagascar, la Russie et le Japon.

Les autres sorties

Concernant les autres titres, la directrice de Zoé évoque notamment la «force d’évocation remarquable» d’Elisa Shua Dusapin: «douce mais déterminée, visuelle, précise, parfois en colère, elle ose s’approcher de son étrangeté, elle nous parle à tous». L’Argovien Christian Haller qui fait ressurgir «le charme infini de la Mitteleuropa au XXe siècle», ou le Bernois Matthias Zschokke en «hypertémoin de notre temps» à la langue cinglante, à l’humour ravageur et à la tendresse infinie.

Le livre à rappeler

«Madame la présidente», d’Hélène Cooper, paru en avril. «Une des toutes grandes journalistes du New York Times raconte la vie d’Ellen Johnson Sirleaf, Prix Nobel de la paix et première femme présidente d’un pays africain.»

Autour des livres

Elisa Shua Dusapin sera l’invitée de «Passe-moi les jumelles», le 2 novembre à 20h10 sur RTS1

www.editionszoe.ch

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