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Christine Arnothy part pour une dernière visite en ville

Héroïne du siècle passé, l’auteure d’origine bulgare est décédée mercredi, à 84 ans. Militante au verbe fort, elle s’était établie à Martigny.

Christine Arnothy, chroniqueuse de la vie et rien d’autre.
Christine Arnothy, chroniqueuse de la vie et rien d’autre.
DR

Pour beaucoup, Christine Arnothy s’est incrustée dans les mémoires avec un roman de jeunesse, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir. Sa mère, d’origine germano-polonaise, lui avait inculqué sa passion de la langue française.

Un peu à la manière d’Anne Frank, la petite fille avait composé son journal de guerre dans les caves d’un immeuble de Budapest assiégée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. «N’abîme pas tes beaux yeux, bougonnait son père, personne ne lira ce texte», se souvient-elle sur son site. La suite allait lui donner tort. Le regard myosotis de la gamine blonde allait scintiller sur l’Europe et rallier des milliers de lecteurs.

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