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Le comédien Edmond Vullioud a attendu 60 ans pour se révéler en romancier

«SAM», une fresque romanesque qui s’inspire à la fois de l’autisme de son fils et de l’histoire de sa famille, a reçu un très bel accueil.

Le comédien vaudois Edmond Vullioud a longtemps eu peur de se confronter à la langue écrite. Maintenant, il ne compte plus lâcher la plume.
Le comédien vaudois Edmond Vullioud a longtemps eu peur de se confronter à la langue écrite. Maintenant, il ne compte plus lâcher la plume.
OLIVIER VOGELSANG

Edmond Vullioud porte sa prestance de joueur d’escrime, son phrasé distingué et sa voix à la fois puissante et douce sur les scènes depuis une trentaine d’années. Comédien bien connu, il a participé à plus de 170 spectacles en Suisse et en France, et, ces dernières années, il a foulé les planches jusqu’à cinq fois par saison. Lorsqu’il nous reçoit chez lui à Lausanne, il se trouve en période de répétition de la pièce «Le malheur est dans le pré», sur le suicide des paysans. Ce qui ne l’empêche pas d’écrire un opéra, ou de se confronter à la complexité de l’élaboration d’un sonnet. Car si l’écriture est venue sur le tard, il ne compte plus la lâcher. «SAM», son premier roman sorti chez BSN Press, est en lice pour plusieurs prix, dont celui du public de la RTS. Cette vaste fresque met en scène un garçon mutique au début du XXe siècle, de la campagne vaudoise jusqu’en Uruguay. Malmené par le destin, cet «idiot du village» prendra sa revanche grâce à son don pour le dessin, mais ira un peu trop loin… Ce récit foisonnant, à l’écriture à la fois ample et dense, qui égratigne aussi, fait revivre un monde rural au seuil de la modernité, tout en offrant une subtile peinture de la différence.

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