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D’Ormesson se confesse pour mieux s’absoudre

L’Académicien chéri du petit écran refuse le terme de Mémoires pour les souvenirs qu’il livre au juge suprême, lui-même.

Jean d'Ormesson, 90 ans, se retourne sur son passé.
Jean d'Ormesson, 90 ans, se retourne sur son passé.
AP

Tout le monde l’aime bien, Jean d’Ormesson, intellectuel souriant, roi des mots d’esprit et invité charmant des plateaux télévisés. A l’heure où d’autres publient leurs Mémoires, l’auteur préfère s’intenter un procès pour mieux s’y défendre, faisant défiler ses souvenirs devant le jugement d’un Moi, cet autre lui-même, qui ne manque pas de sévérité et d’expressions vachardes. Rusé renard, le nonagénaire sait ainsi qu’en étant le premier à s’accuser, il s’évite tous les mauvais jugements que son style raffiné pourrait lui valoir au moment d’une nécrologie qui ne fait que se rapprocher.

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