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RencontreRochette file à fond de train dans un monde flottant

«Le Transperceneige» a 40 ans mais reste toujours plus d’époque.

Jean-Marc Rochette ne décolère pas. Chez ce géant barbu, c’est presque une seconde nature. Il avait 20 ans quand la montagne lui dégringole sur la tête, brise sa mâchoire et ses rêves de carrière pro. Le fou de grimpe convertit ses vertiges dans le dessin, en garde une grande gueule. À l’âge de la retraite, l’artiste pourrait savourer sa notoriété. La saga du «Transperceneige», entamée en 1981, a finalement donné raison à ses visions apocalyptiques et inspire la planète. Après le film du Coréen Bong Joon-ho, bientôt la série Netflix, le 31 mai. Ses albums plus viscéraux encore, comme «Le loup» l’an dernier, le créditent d’une patte follement originale, incisive dans la sphère de la bande dessinée. Mais là, dans son majestueux royaume des Écrins, attrapé entre les caprices du réseau téléphonique, le gaillard peste.

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