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Prix littéraireLe Roman des Romands se relance à distance

Les écoliers éliront leur livre préféré parmi six titres d'auteurs d'ici, dans une édition un peu particulière.

Le Roman des Romands fait dialoguer élèves et auteurs, comme ici au Gymnase de la Cité lors du passage de Joseph Incardona en 2018.
Le Roman des Romands fait dialoguer élèves et auteurs, comme ici au Gymnase de la Cité lors du passage de Joseph Incardona en 2018.
VANESSA CARDOSO

«La bonne vie», de Matthieu Mégevand, a été élu Roman des Romands à la fin de janvier, peu avant que la nôtre, de vie, ne prenne un tour inédit. L’école à la maison n’a toutefois pas empêché la douzième édition de ce concours littéraire unique en son genre de prendre son envol. À l’image du Goncourt des lycéens, il invite les gymnasiens, classes d’école de commerce ou de culture générale de toute la Suisse à choisir leur préféré parmi six titres romands retenus par un comité de lecture composé de professionnels du domaine culturel. L’an passé, 31 classes ont participé.

Les élèves, dont l’âge tourne autour de 17 ans, auront cette fois à départager «Survivante», de Julie Guinand (Éd. D’Autre Part), «Le cristal de nos nuits», de Frédéric Lamoth (Bernard Campiche), «Cellule dormante», de Christian Lecomte (Favre), «Au petit bonheur la brousse», de Nétonon Noël Ndjékéry (Hélice Hélas), «Après la colonie», d’Olivier Pitteloud (L’Âge d’Homme), et «Absolument modernes!», de Jérôme Meizoz (Zoé).

«Outre la grande chance de rencontrer les auteurs, ces ouvrages leur parleront certainement plus que «Madame Bovary»

Cette édition, baptisée «hors les murs», a été lancée à distance, avec des aménagements. Les visites des auteurs en classe seront ainsi concentrées sur les mois de novembre et de décembre 2020, alors qu’elles commencent normalement en septembre. Du côté des sponsors, la moitié de la somme habituelle est réunie pour l’instant, mais Fabienne Althaus Humerose, instigatrice du concours, se dit confiante: «Il faut attendre.» Comme pour la confirmation du lieu pour la remise de prix, fin janvier 2021.

Une occasion pour lire

L’organisatrice préfère voir un côté positif à cette crise. «Pour les enseignants qui gardent la même classe à la rentrée, c’est l’occasion de proposer aux élèves de commencer tout de suite les lectures. Cette année, tous les livres sont accessibles.» Jacques Troyon, professeur de français au Gymnase de la Cité, à Lausanne, fait partie des habitués du concours. Il espère participer à cette édition. En général, il fournit les livres aux élèves avant les vacances d’été, pour que ceux-ci puissent s’y plonger s’ils le souhaitent. «L’idéal serait effectivement de débuter la lecture dès que possible, mais j’attends encore le retour d’une partie des élèves. C’est plus compliqué de les motiver pour cette aventure littéraire par une présentation Zoom qu’en classe.» Si la majorité s’annonce partante, il se lancera. «Outre la grande chance de rencontrer les auteurs, ces ouvrages leur parleront certainement plus que «Madame Bovary.»

Deux livres entrent ainsi en résonance avec l’actualité: «Absolument modernes!» et «Survivante» (lire encadré). Mais la sélection ouvre sur bien d’autres thèmes. Christian Lecomte narre la trajectoire d’une cellule dormante du terrorisme, Nétonon Noël Ndjékéry emmène au Tchad et questionne l’appartenance à un pays, Frédéric Lamoth plonge dans la Seconde Guerre par le biais de microévénements, et Olivier Pitteloud déroule le fil d’un lourd secret qui pèse sur un village. De quoi réfléchir au monde actuel, mais aussi s’en évader.

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