Un Romand raconte la crise de la trentaine

LittératureJulien Sansonnens signe un premier roman sur la quête de sens. L’intrigue se déroule entre Lausanne et Fribourg.

Ancien président du POP vaudois, Julien Sansonnens signe un premier roman mettant en scène un trentenaire en crise.

Ancien président du POP vaudois, Julien Sansonnens signe un premier roman mettant en scène un trentenaire en crise. Image: Anne Bichsel

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Tout avoir et ne pas être heureux. Puis tout envoyer valser. Julien Sansonnens, ex-président du POP vaudois, s’attaque dans un premier roman intitulé Jours adverses à cette crise de la trentaine, le mal de l’éternel insatisfait.

La trame est assez simple: Sam travaille dans une entreprise de publicité à Lausanne. Il vit seul, boit beaucoup, choisit ses copines via des sites de rencontre, et en cas de cafard, fréquente des prostituées de la place. Ex-militant de gauche désabusé, il est devenu à 35 ans un cynique, raillant volontiers son meilleur ami qui emménage avec sa compagne et leurs deux chiens. Mais pris d’un sursaut de vigueur, Sam quitte son travail pour reprendre une buvette de montagne au Crêt-Meuron, près de La-Chaux-de-Fonds. Si le grand air et les autochtones amateurs de balade lui font du bien, Sam n’a pas encore vaincu ses démons.

Qualifiant son héros d’«enfant gâté», Julien Sansonnens porte sur ce personnage un regard sévère: «En amour, il est toujours dans un rapport marchand. Egoïste, il instrumentalise les femmes, tout en manquant constamment d’amour.»

Se laissant lire facilement, Jours adverses contient des observations sociétales très drôles, notamment l’apéro de Noël de la boîte: «Entre les tables, je discernais ses bottines à talons, de fines chaussures serties d’une petite rangée de clous argentés. J’ai pensé que fantasmer sur la stagiaire faisait de moi le plus parfait des beaufs.» Dans les écueils du débutant, des passages trop longs qui gagneraient en force à être élagués. De nombreux lieux communs s’invitent aussi dans le récit. Mais l’auteur, conscient de ses défauts, nous cite lui-même le propos d’André Gide que tout écrivain en herbe se doit de méditer: «C’est avec les bons sentiments qu’on fait la mauvaise littérature.»

«Jours adverses» Julien Sansonnens, Edition Mon Village, 248 p. (24 heures)

Créé: 15.12.2014, 20h35

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 13 décembre.
(Image: Bénédicte) Plus...