Les rues de Paris révèlent leur histoire dans 17 balades hors des coins touristiques

LivrePascal Ordonneau a déniché des lieux de la capitale insolites

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Enfant de Paris, Pascal Ordonneau est né à la maison et n’a jamais quitté, en 70 ans, son quartier d’enfance, le XVIIe arrondissement. L’ancien banquier reconverti en auteur et chroniqueur aime arpenter la capitale à pied. Un jour qu’il se rend dans une galerie d’art, il emprunte la rue de la Félicité et, plus loin, celle des Vertus. Tous ces noms de lieux «moraux et vertueux» l’inspirent. «D’autant qu’ils sont en général localisés dans des secteurs peu connus de Paris», explique-t-il. Naît l’idée de répertorier ces impasses, ruelles et autres passages parfois étonnants, parfois oubliés dans «Paris méconnu raconté par ses rues».

L’ouvrage n’est toutefois pas un guide classique. Sur un ton relevé et souvent drôle, commentaires, anecdotes, références historiques s’entremêlent afin de permettre au lecteur-marcheur de picorer ici et là, selon le quartier qui l’intéresse, des éléments qui nourriront ses observations in situ. Les grands axes et leurs célèbres monuments sont sciemment écartés au profit de coins fréquentés par les habitués. Les 17 promenades «hors des sentiers battus» sont répertoriées selon une certaine unité que l’on retrouve soit dans les constructions soit dans la mentalité des habitants.

«Nombreux de ces quartiers étaient à l’origine d’anciens villages, souvent pauvres, avant qu’ils ne soient annexés à Paris en 1860. Cela représente une dizaine d’arrondissements.» Dans sa quête de lieux insolites, Pascal Ordonneau est tombé sous le charme de la rue de Mouzaïa, dans le XIXe arrondissement. «Cet endroit, totalement étonnant, est construit sur d’anciennes carrières de gypse et de calcaire. Les maisons d’ouvriers ont laissé la place à de nouveaux habitants qui ont, au fil des ans, installé des pavillons et d’autres constructions de style anglo-normand. Cela rend l’endroit absolument charmant, lumineux et verdoyant.»

Parmi certains noms de rues particulièrement savoureux, citons ceux du passage Dieu et de l’impasse Satan dans le XXe arrondissement. Le premier, «ni divin ni paradisiaque», tire son patronyme d’un des propriétaires des maisons environnantes, un certain M. Dieu, en 1898. Non loin de là, un voisin probablement athée ou hostile à l’égard des convictions religieuses a décidé de faire une farce en créant lui aussi une voie sur un de ses terrains qui puise son nom dans les forces du mal. (24 heures)

Créé: 06.08.2018, 10h40

«Paris méconnu raconté par ses rues»
Pascal Ordonneau
Ed. Favre, 295 p.

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