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FranceSalon du livre: Macron boycotte le pavillon russe

Le président français ne s'est pas arrêté, jeudi, au pavillon officiel russe alors que Moscou est l'invité d'honneur de cette édition.

Emmanuel Macron a boycotté jeudi soir le stand officiel russe du salon du livre à Paris, dont la Russie est l'invitée d'honneur. Il invoque un acte de «solidarité» avec son allié britannique après la tentative d'assassinat de l'ancien agent double russe Sergueï Skripal attribuée à Moscou. Le président français promet en outre une réponse «ferme».

Le chef de l'Etat a déambulé pendant plus de trois heures dans les allées du salon du livre, porte de Versailles, avant d'échanger avec des acteurs du monde de l'édition, à deux pas du stand officiel de la Russie qu'il a ouvertement évité.

«Cette année, nous avons un partenaire qui est la Russie, donc j'ai rencontré plusieurs auteurs russes, nous avons vu aussi plusieurs traducteurs. Et la littérature russe a une place toute particulière pour notre pays», a-t-il dit à la presse avant de quitter le salon. «J'ai néanmoins décidé de ne pas me rendre sur le salon de la Russie, a-t-il ajouté, évoquant un geste de »solidarité« avec la Grande-Bretagne.

»Nous allons continuer à travailler avec nos différents partenaires et alliés« pour voir quelle réponse apporter à cette »agression russe sur le sol de nos alliés« britanniques, a-t-il poursuivi, à la veille d'une rencontre à l'Elysée avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Avec les intellectuels

Emmanuel Macron a jugé dans le même temps important »de poursuivre le dialogue avec les intellectuels, avec les auteurs russes, avec la société civile (...) qui d'ailleurs parfois s'opposent avec beaucoup de courage contre tous les excès du régime en place et donc eux il faut les défendre, les honorer et nos peuples doivent continuer d'avoir ces liens forts«.

Les écrivains de la délégation russe ne sont pas tous des partisans du président Vladimir Poutine, quasiment assuré d'obtenir un quatrième mandat à l'issue de l'élection présidentielle de dimanche. »Je n'ai jamais dépendu du pouvoir, il ne m'a pas fait de cadeaux et je ne lui dois rien«, a ainsi confié jeudi à l'AFP Ludmila Oulitskaïa qui vient de publier »L'échelle de Jacob« (Gallimard). Lauréate du prix Médicis étranger en 1996, Ludmila Oulitskaïa est l'une des trente-huit auteurs russe invités pour l'événement.

A la question de savoir s'il fallait poursuivre le dialogue politique avec Moscou, il a répondu qu'il parlerait avec son homologue russe Vladimir Poutine. »Je parle à tout le monde. Et je serai très clair", a-t-il affirmé.

ats

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