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Un siècle d’histoire suisse dans la famille d’Emma

L’ancien producteur de «Temps présent» et l’illustratrice suivent une famille représentative de leur époque.

En 1918, Emma découvre les discours d’Ernst Nobs, meneur de grève, à Berne.
En 1918, Emma découvre les discours d’Ernst Nobs, meneur de grève, à Berne.
ED. ANTIPODES 2019

Comment rendre l’histoire suisse du XXe siècle intéressant et facile à comprendre? Le défi que s’est lancé Eric Burnand était risqué. L’ancien journaliste de «L’Hebdo», ancien producteur de «Temps Présent» ou de «Mise au Point» à la RTS, a toujours aimé montrer la grande histoire par la petite. En l’occurrence, il a décidé de raconter le siècle à travers la famille d’Emma, née avec lui en 1900. Et il l’a fait en bande dessinée, un travail de deux ans pour l’illustratrice Fanny Vaucher, qui a prêté sa plume d’encre de Chine et ses aquarelles pour mettre en couleurs ces trajectoires forcément exemplaires.

Emma, donc, naît à Granges, cité horlogère jurassienne où elle tombe amoureuse de Marius. Mais il y a la grippe espagnole pour compliquer l’amour, et, plus encore, la grande révolte syndicale qui va diviser la Suisse entre grévistes et militaires qui finiront par utiliser leurs armes pour clouer les manifestations, à Granges entre autres. Au fil des pages, on retrouve des figures connues, comme celle d’Henri Guisan, grand briseur de rouges.

On retrouvera ensuite la sympathie du frère d’Emma pour le régime nazi la guerre venue, illustrant le commerce entretenu par l’industrie suisse avec le régime fasciste, l’amour de son neveu pour une saisonnière italienne qui rappelle les conditions injustes que ces derniers subissaient, la lutte des antinucléaires ou des hippies, celle des femmes pour le droit de vote ou la pilule.

Le scénario d’Eric Burnand ne se veut pas trop compliqué, ni trop engagé, mais on sent quand même sa sympathie pour les mouvements progressistes au fil de son récit presque trop gentil. Les dessins de Fanny Vaucher y répondent tout en douceur et en tons pâles, accentuant encore ce côté presque naïf. Mais le résultat convaincra les amateurs

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