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Stephen King soigne son fan-club

Quand il délaisse spectres et croque-mitaines, l’Américain du Maine débusque ses démons. Ainsi de «Carnets noirs», où rode un écrivain.

Habile à structurer le squelette de mystérieuses puissances, le gourou du surnaturel oppose un voyou maudit à un gentil garçon.
Habile à structurer le squelette de mystérieuses puissances, le gourou du surnaturel oppose un voyou maudit à un gentil garçon.
EPA

Selon sa légende, Stephen King, gamin obèse moqué à l’école, esseulé dans un foyer déserté par le père, s’est sauvé du destin en découvrant dans une malle poussiéreuse des romans de H. P. Lovecraft et autres maîtres du fantastique. Ouvrant une boîte de Pandore, Carnets noirs, son dernier thriller, salue cette innocence d’enfance tout autant qu’il célèbre la passion totale de la littérature. Alors que son œuvre, une soixantaine de romans, plus de six cents essais, deux cents nouvelles, s’alourdit de dizaines de millions d’aficionados, l’Américain du Maine, arrive encore à se souvenir de la plus pure ferveur qui déclencha sa vocation.

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