Passer au contenu principal

Ce week-end, Lausanne fête ses bulles

BDFIL lance son large programme et sa revue, avec entre autres la capitale bien dessinée.

En inédit, Jean Solé rend hommage à un autre Jean, Dubuffet, à l’origine du Musée de l’art brut.
En inédit, Jean Solé rend hommage à un autre Jean, Dubuffet, à l’origine du Musée de l’art brut.
BDFIL 2019

Depuis quinze ans, Lausanne est devenue une capitale de la bande dessinée reconnue, grâce à son festival BDFIL qui commence ce jeudi. Par le biais du cinquième numéro de sa revue «Bédéphile», Dominique Radrizzani fait une plongée dans l’histoire de leur ville hôte à travers les cases, avant une belle déclinaison de planches sur Lausanne, dont une onzaine d’inédites. Le tout fait aussi exposition.

Le directeur du festival n’hésite pas à remonter jusqu’à 1230 pour une picto-BD de Villard de Honnecourt qui se dessine devant la célèbre rosace de la cathédrale sur son chemin vers la Hongrie. Mais c’est bien au début du XIXe que l’inventeur de la BD, le Genevois Rodolphe Töpffer, consacre les premières cases à Lausanne où il séjournait régulièrement chez le banquier Dapples. Dans «Les voyages en zigzag», il décrit par exemple cette nuit catastrophique à l’«Auberge de Chalet Gobet»: «Le coucher est extrêmement hilarifié par les découvertes nombreuses que l’on fait dans les chambres.»

On y découvre aussi les dessins satiriques du peintre François Bocion pour «La Guêpe», les vues détaillées d’Albert Robida pour arriver au premier auteur de BD lausannois, Théophile-Alexandre Steinlen. Radrizzani n’oublie pas Vallotton, Pellos, Bosshard ou Géa Augsburg avant de passer à l’ère moderne.

Il y a bien sûr les aventures de Paul Aroïd dessinées par Cosey, prépubliées dans ce journal, où Lausanne tient la vedette. Elle apparaît aussi – parfois par la grâce de la Librairie Raspoutine ou de BDFIL – dans des spécialités signées Hugo Pratt, Schuitten et Peteers, Eddy Paape, Trondheim, Zep ou Craig Thompson pour une magnifique cathédrale en contre-plongée neigeuse.

Enfin, la Ville, qui offrait aux jeunes citoyens à leurs 18 ans un album dessiné par Géa Augsburg, a édité avec son Centre BD un nouveau livre où 24 artistes ont livré chacun une à deux planches ainsi que l’illustration d’un quartier. Du jeu des échelles de Léandre Ackermann aux escaliers sans fin de Wazem, l’album propose des visions originales, drôles ou poétiques.

Mais cela ne suffisait pas à BDFIL qui a demandé un prolongement inédit à onze artistes, dont le «Tintin in Lausanne» d’Atak qui a déclenché l’ire de Moulinsart ou les aventures de Joko emmerdolé par les fientes d’oiseau à la place Saint-François.

«Lausanne en BD»

Espace Arlaud, jusqu’au 17 nov.

www.bdfil.ch/edition-2019-2/15expos/lausanne-en-bd

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.