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«Locarno m’a mis au monde: j’y ai gagné trois récompenses et beaucoup d’argent»

A 40 ans, le cinéaste québécois Denis Côté s’impose en franc-tireur et reste fidèle à sa ligne d’incorruptible. Rétrospective à la Cinémathèque d’une œuvre par définition inclassable.

Le cinéaste québécois Denis Côté.
Le cinéaste québécois Denis Côté.
Herrick Strummer

Malgré les honneurs, le réalisateur Denis Côté ne peut s’empêcher de douter. «Toujours cette envie d’être aimé», explique-t-il. Adulé dans le circuit des festivals, le Québécois redoute parfois de s’y trouver «ghettoisé». «Me voir qualifié d’«auteur de festival», ça ne fait pas plaisir, c’est pervers, confie le cinéaste. Même si Locarno, par exemple, m’a mis au monde: j’y ai gagné trois récompenses et beaucoup d’argent! Mais j’aimerais émerger pour rejoindre une couche plus large de public.»

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