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Une lumière qui scintille là bas, en Chine

Un membre de l’Association vaudoise des écrivains adresse et publie, chaque samedi dans «24heures», une lettre aux personnes les plus concernées par le Covid-19, nos aînés confinés chez eux ou dans les EMS.

«Chère Nadica,

Tu vis une belle histoire en Chine. Je le sais. Tu me l’as écrit. Et c’est parti pour une année. J’ai eu un coup au cœur lorsque, effrayée, tu m’as lancé un message. On n’avait pas pu se voir avant ton départ. En descendant de ton avion tu remarquas que tout le monde portait un masque. Ton vol était l’un des derniers à pouvoir partir avant la suspension du trafic aérien. Tu m’as ensuite rassurée, m’as raconté ta découverte de ta nouvelle vie dans une petite ville chinoise. Petite ville habitée par des millions de personnes. Et j’ai pu voir des images lumineuses. En effet, tu travailles sur le thème de la lumière, tout un symbole. Bilingue totale et spécialiste du bouddhisme, compétences que tu mets à disposition de cette belle aventure.

Mes nouvelles sont bonnes. Je vais bien et goûte chaque instant comme un cadeau immense. C’est mon héritage. Il faut garder et nourrir la flamme. Le virus n’y est pour rien. La vie est pleine de surprise. Il faut l’aimer suffisamment pour préserver la sienne, sa santé et penser à celle des autres.

En revanche, l’arrivée de la pandémie a doublé l’insécurité et augmenté les dangers dans mon pays natal, déjà quotidiennement sous les bombes, dont on sait qu’elles sont aveugles et tuent jeunes, vieux, enfants, femmes, des civils sans distinction. Des milliers de réfugiés afghans en Iran, que l’on ne voulait pas traiter en raison de leur origine, ont décidé de rentrer au pays et de braver la guerre.

Au début des années nonante, mes parents ont quitté la vie avec des maladies de l’exil qui dessinent l’horizon du désespoir. En pensant à eux, je me dis qu’ils dorment en paix quelque part en Occident et n’assistent pas à l’enfer dans leur pays. Ma mère disait qu’elle était une citoyenne du monde. Une réalité dont chacun n’a pas conscience. Le virus nous rappelle que nous habitons la même planète.

Je te transmets par cette lettre les énergies porteuses qui font partie de l’écologie humaine. À bientôt sur les ailes des oiseaux qui annoncent le printemps.

Ta tante, Sima.

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