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Marianne Faithfull chante ses vieux démons à Pully

Coup de fil à une «grande dame» marquée de manière indélébile par le rock et la poésie avant sa venue à l'Octogone.

La chanteuse anglaise, désormais installée à Paris et Dublin, se plaît dans les volutes encore chaudes du passé. Le public romand la retrouve à l'Octogone.
La chanteuse anglaise, désormais installée à Paris et Dublin, se plaît dans les volutes encore chaudes du passé. Le public romand la retrouve à l'Octogone.

«C’est juste moi.» A l’autre bout du fil, Marianne Faithfull décroche le combiné. Au risque d’un grave manquement à l’étiquette, on a failli la prendre pour une employée de maison de disques… La voix enténébrée de la chanteuse – qui résonnera samedi sur la scène de l’Octogone de Pully – ne laisse pourtant aucune place au doute. A travers l’éther, l’ange de la mort profère même quelques fuck. La mort, l’égérie sixties des Rolling Stones l’a récemment frôlée de près: infectée par une bactérie suite à une opération d’une hanche, la mère supérieure du rock anglais aurait pu y laisser sa peau. «Que Dieu bénisse les Français! s’exclame-t-elle sans aucune perfidie d’Albion, ils m’ont guérie après trois mois d’hôpital. Je suis de retour au boulot et je serai en forme, n’ayez crainte.» A ce moment, la seule crainte qui nous traverse l’esprit serait de froisser celle qui vient de publier une vénéneuse et très rock déclaration d’amour à sa ville natale, l’album Give my Love to London.

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