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En MEUTE et en fanfare, ils croquent la techno

La MEUTE, ou comment la traditionnelle fanfare avinée et approximative des joutes carnavalesques se transforme en monstre de rigueur technique.

Voici MEUTE: une vraie splendeur.
Voici MEUTE: une vraie splendeur.
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On connaissait la Guggenmusik, voici MEUTE. Ou comment la traditionnelle fanfare avinée et approximative des joutes carnavalesques se transforme en monstre de rigueur technique, suffisamment précis et coordonné pour oser reprendre des standards de la techno et de la deep house plutôt que La danse des canards ou la bande-son de Rocky III. Une gageure technique et une qualité d’exécution qui ont fait voyager la meute aux quatre coins de l’Europe, bête curieuse qui séduit aussi bien les esthètes que le grand public. Au Paléo, elle s’offre le luxe de deux concerts, samedi et dimanche.

«Si tu sors dans n’importe quelle ville du monde après minuit, tu entendras forcément de l’electro.»

L’animal à onze têtes est allemand. Il est venu au monde à Hambourg, sous l’impulsion de Hans-Christian Stephan, trompettiste fan d’electro autant que de rock et de brass band. En avril dernier, il entamait la saison des festivals en animant les terrasses de Zermatt. Peu après un «concert» au pied du Cervin, les musiciens avaient ôté leurs costards rouges, déposés leurs tubas, xylophones, grosses caisses et trombones. La meute formait une horde hétéroclite dans ses T-shirts de heavy metal ou de reggae… «On vient de tous les styles», raconte le fondateur, passablement ragaillardi par le soleil et quelques verres de bière – après tout, MEUTE reste une Guggen! «J’ai eu l’idée de cette fanfare techno il y a dix-huit mois. J’ai commencé par quelques arrangements sur mon ordinateur, puis j’ai proposé à des amis musiciens de venir tester le concept. On s’est distribué les tâches et ça a très vite marché. On écoute du metal, de la pop, du free-jazz, on n’a pas de barrières.» Et l’electro? «C’est le pot commun. Si tu sors dans n’importe quelle ville du monde après minuit, tu entendras forcément de l’electro.»

Au menu, de la deep house jouée sur des instruments acoustiques, des morceaux de Marc Romboy, Nick Curly ou Laurent Garnier joué sur une scène, dans le métro, sur le trottoir. MEUTE est mobile, forcément. «On est conçu pour jouer nulle part, c’est pour ça qu’on passe partout! Je crois bien que nous sommes uniques. Il y a bien Too Many Zooz à New York, mais ils sont un trio et viennent du jazz. Pas nous!»

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