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«Manzoni disait détester l’art fait avec les tripes»

Le Musée cantonal des beaux-arts traverse «la peinture sans couleur» de l’Italien pour sa première expo muséale en Suisse.

Conservateur au MCBA, Camille Lévêque-Claudet (à droite) signe la première exposition muséale suisse autour de l'œuvre de Manzoni avec Choghakate Kazarian, conservatrice au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.
Conservateur au MCBA, Camille Lévêque-Claudet (à droite) signe la première exposition muséale suisse autour de l'œuvre de Manzoni avec Choghakate Kazarian, conservatrice au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.
PHILIPPE MAEDER
«Achrome», 1961-1962, fibres synthétiques, 22 x 20 cm Milan.
«Achrome», 1961-1962, fibres synthétiques, 22 x 20 cm Milan.
Fondazione Piero Manzoni © 2016, ProLitteris, Zuri
«Achrome», 1961-1962, boules de coton hydrophile, 19,5 x 27 cm, Milan.
«Achrome», 1961-1962, boules de coton hydrophile, 19,5 x 27 cm, Milan.
Fondazione Piero Manzoni © 2016, ProLitteris, Zuri
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Interrompu à 29 ans par un infarctus, le destin de Piero Manzoni tient de celui de la rock star, d’autant que, de son vivant, l’étoile filante de la scène italienne des années 50-60 s’est fait l’icône d’une révolte contre la bien-pensance. L’artiste autrefois vendu par la Galerie Kasper à Lausanne, dont le Musée cantonal des beaux-arts donne la première exposition muséale en Suisse, a forgé sa légende dans un art allant au-delà de l’art. Il l’a vitaminée en s’inventant une plume jamais mieux servie que par elle-même pour faire la promotion de sa génération d’artistes. Mieux encore… il l’a nourrie de matières sans histoire dans l’histoire de l’art, de matière fécale.

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