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Le Musée Jenisch fête ses 120 ans côtés jardin, cour et... façade

L’art autrement, c’est le tempo choisi par l’institution veveysanne pour célébrer ce week-end l’âge qu’elle ne fait pas.

Robert Nortik a imaginé un spectacle son et lumière à partir des collections du musée et en prenant sa façade pour écran.
Robert Nortik a imaginé un spectacle son et lumière à partir des collections du musée et en prenant sa façade pour écran.
ROBERT NORTIK

Ses fondations ancrées sur une ancienne parcelle de chasselas, il a le goût du terroir en lui. Mais il porte aussi le souffle de l’Antiquité, sa frise copiée sur celle du Parthénon, sa Diane chasseresse veillant sur les escaliers en témoignent. Le Jenisch a encore l’ambition des grands, solidifiée par son architecture, avec l’une de ses verrières déjouant les reflets de lumière sur les œuvres directement inspirée du Louvre.

Mais le deuxième grand musée du canton – comme aimait à le rappeler Bernard Blatter, l’un de ses directeurs – ne fait surtout pas son âge: 120 ans! Autrement dit, le compteur de l’une des plus anciennes institutions muséales de Suisse et une prouesse que la ville veveysanne doit à une femme… Fanny Jenisch (1801-1881). Follement éprise du bord de lac de ses vacances, l’épouse d’un sénateur hambourgeois, lui lègue 200 000 francs pour qu’un musée d’arts et des sciences doté d’une bibliothèque soit édifié.

Une volonté, ajoutait la généreuse mécène à ses dispositions, qui devait être «scrupuleusement exécutée». Elle le sera en 1897 et, 120 ans plus tard, 45 000 pièces sont venues rejoindre le numéro 1 de l’inventaire: Le port d’Ouchy signé François Bocion et acquis grâce à une souscription publique. Si le musée, doté du Cabinet cantonal des estampes et de nombreuses fondations, a pris un peu de temps pour se positionner au carrefour des compétences sur le dessin et comme promoteur de l’œuvre papier, ce savoir- être et ce faire-valoir, eux, sont aujourd’hui reconnus par nombre de donateurs.

Le passé ayant fait ce présent qui peut feuilleter les plus belles pages de Dürer, Rembrandt, Ingres, Corot, Vuillard, Vallotton, Balthus ou encore Giacometti, c’est surtout son élan que l’institution fête ce week-end, tournée vers les jeunes générations et les nouvelles technologies. Côté jardin, l’inauguration (sa 11 h-13 h) de l’espace vert offert par la Fondation des Amis du Musée promet un nouveau droit de cité pour l’art. Et si les enfants auront leurs heures (sa et di) en chassant le tigre à travers le «Vertige de la couleur», l’exposition en cours, ou en créant un gâteau de papier géant, les adultes auront aussi leur droit de visite «de l’architecture et des œuvres phares en un clin d’œil». Avant de tous se retrouver à l’extérieur (samedi, plusieurs représentations entre 21 h et 23 h), les yeux rivés sur la façade pour voyage sonore et visuel au cœur de l’identité du Jenisch, guidé par un habitué de la Fête des lumières de Lyon, Robert Nortik.

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