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GenèveDes muséomixeurs inventent le musée de demain

La première édition suisse de Museomix a abouti dimanche à la présentation de six prototypes imaginés puis créés durant trois jours au Musée d'art et d'histoire de Genève.

Première édition de Museomix en Suisse Romande, au Musée d'Art et d'Histoire de Genève.(Dimanche 9 novembre 2014)
Première édition de Museomix en Suisse Romande, au Musée d'Art et d'Histoire de Genève.(Dimanche 9 novembre 2014)
Laurent Guiraud

Fondé en France en 2011, Museomix est un laboratoire d'idées visant à inventer et à explorer des pistes de médiation culturelle qui intègrent des dispositifs numériques. Cet événement a eu lieu cette année simultanément dans six autres musées, en France, au Canada et en Grande-Bretagne.

Devenir soi-même acteur

L'idée première est de mettre le visiteur au centre de sa visite. «L'objectif est de renverser le paradigme qui veut que le musée soit le lieu du savoir. Les visiteurs deviennent les acteurs de leur venue en prenant part à l'élaboration de leur visite», précise David Matthey, médiateur culturel au Musée d'art et d'histoire.

Un total de 48 muséomixeurs a été sélectionné parmi les 130 personnes à avoir répondu à l'appel à candidature. Ils représentent six profils différents: médiateurs, communiquants, fabricants, graphistes, développeurs codeurs et conservateurs. Répartis en six équipes pluridisciplinaires, ils ont travaillé de vendredi à dimanche sur les différentes thématiques proposées.

Le résultat, qui a notamment nécessité l'utilisation de 2700 Post-It, l'absorption de 458 tasses de café et 5400 heures travaillées, a été présenté au public ce dimanche après-midi 9 novembre. Les curieux ont pu découvrir et tester les prototypes, installés dans différents lieux du musée, au fil de leur pérégrination.

Des idées qui sortent de l'ordinaire

«Le fil d'Alice» propose un cheminement basé sur des choix subjectifs: le musée se recompose donc à l'infini. Afin d'amener le musée dans la cité, des affiches disposées sur des panneaux en ville interpellent les passants, grâce au dispositif des «insomniaques du musée» qui réagit à leur approche.

L'application «Muséochoix» propose trois approches, parmi lesquelles se prendre en photo en reprenant la pose des personnages et écouter le commentaire du visiteur précédent. La «MAH Machine, Mixing Art & History» est un dispositif interactif et participatif qui attribue de manière aléatoire trois oeuvres du musée.

Les muséomixeurs ont été encadrés par près de 70 personnes, parmi lesquelles des experts en fabrication, savoir et technologies.«Vous avez passé de nombreuses heures à réinventer ce que peut être le contact entre le musée et son public. Avec le temps, les attentes évoluent: il faut renforcer le lien entre le Musée d'art et d'histoire et la cité», rappelle le maire de Genève, Sami Kanaan.

ats

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