Arthur Besson remet le masque du rock

ConcertsL’habitué de la Comédie-Française se souvient de son groupe Karl Specht et lance les décibels sur scène au 2.21, à Lausanne

Arthur Besson au milieu de son gang rock et masqué, Geri et Freki.

Arthur Besson au milieu de son gang rock et masqué, Geri et Freki. Image: JP Fonjallaz / Atelier Poussière

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Armé de sa guitare, de sa clarinet­te et même de sa voix – «trente ans que je ne chante pas» –, Arthur Besson est de retour en ville. Au 2.21 de Lausanne, plus précisément. «De nombreux fans m’attendent… ironise le musicien. Je n’ai pas eu l’impression que je manquais.» Les plus jeunes ne se souviennent probablement pas de Karl Specht.

Le groupe de rock tétanisant l’avait propulsé sur ses premiers tréteaux de théâtre en 1990, appelé par un Matthias Lang­hoff pour sa Duchesse d' Amalfi et L’otage de Brendan Behan . Un metteur en scène qu’il a retrouvé récemment sur Cinéma Apollo .

Un temps complice du chanteur Stéphane Blok, le musicien de 46 ans a depuis surtout fait prospérer sa bohème mélodique pour les planches, au service de scènes prestigieuses comme, à Paris, la Comédie-Française. «Depuis que la directrice Muriel Mayette a été débarquée, c’est un peu Dallas là-bas, je ne pense pas qu’il y ait encore du travail pour moi.»

Le metteur en scène Christophe Rauck l’a aussi souvent employé, mais Arthur Besson cherche aujourd’hui un nouveau souffle. «Après cinq spectacles d’affilée pour la Comédie, j’ai senti un vide, la scène me manquait. Marre aussi d’avoir toujours deux techniciens pour me demander si je voulais un sucre dans mon café.»

Même si on peut encore le voir, «avec une perruque blonde», dans le Farniente de Sandra Gaudin, le rocker se réveille et déboule masqué sous un nouvel emblème, Geri et Freki (le nom des loups d’Odin). Ces trois quarts de la formation de Karl Specht rallument la fête décibélique, mais sur des textes classieux puisque empruntant à Baudelaire, Hugo, Goethe, Pavese, Aragon.

«Pour Goethe et son Erlkönig, cela change des versions de Schubert! Pour les autres, le français pose beaucoup de problèmes rythmiques, mais j’évite le texte mis en musique. C’est plutôt du texte ramené à la musique, même si parfois c’est proche de la scansion chantée.» Du rock, il aime l’énergie, même s’il n’en a jamais écouté. «Même il y a trente ans. Mais on envoyait bien et je crois que cela envoie toujours.»

Au 2.21, Arthur Besson explore aussi un répertoire plus acoustique et éclectique avec Le Zapoï, autre exercice collectif auquel il prête sa patte. (24 heures)

Créé: 03.06.2015, 16h32

Infobox

Lausanne, Théâtre 2.21
Geri et Freki, je 4 et ve 5 juin (21 h)
Le Zapoï, sa 6 (21 h) et di 7 juin (17 h)
Rens.: 021 311 65 40
www.theatre221.ch

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