La fratrie Jackson fête cinquante ans de «boogie»

Venoge FestivalLes quatre frères de Michael, à l’origine des Jackson Five, seront à nouveau réunis ce jeudi à Penthalaz.

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Jackie, Tito, Jermaine, Marlon et Michael: cinq noms qui ont changé l’histoire du funk et de la musique afro-américaine. Avec leurs bonnes bouilles et leurs voix d’ange, les cinq frères de l’Indiana rencontrent un succès populaire et médiatique sans précédent. Les tubes planétaires «I Want You Back», «ABC» ou «Blame It on the Boogie» permettent aux Jackson Five d’ouvrir non seulement la voie aux boys bands, mais de construire un pont entre la musique noire et le public blanc. Et de redistribuer ainsi les cartes de l’industrie musicale tout en participant au changement des mentalités américaines à la fin des années 60. Le groupe aura même un dessin animé à son effigie en 1971. Du jamais-vu.

Les quatre frères de Michael seront à nouveau réunis, jeudi, au Venoge Festival, pour célébrer cinquante ans de carrière. Si Joseph Jackson, le père, ouvrier de métier et guitariste à ses heures perdues, a forcé ses fils à former un groupe au début des années 60, c’est en 1969 que les Jackson Five signent sur le prestigieux label Motown et se retrouvent propulsés sur les plateaux télé. La même année, ils font leur première apparition au Ed Sullivan Show, sur CBS, en interprétant «I Want You Back», futur numéro un des charts. Le petit Michael, 9 ans, et son chapeau violet crèvent l’écran. Et volent la vedette à Jermaine, d’abord leader lorsque, à trois, ils s’appelaient encore les Jackson Brothers. Flash-back.

C’est à l’arrivée de Michael et de Marlon en 1966 que les frères se rebaptisent les Jackson Five. Ils écument alors les scènes de leur ville de Gary, gagnent les concours de leur école, puis décident d’envoyer leur cassette à la Motown. Candidature refusée. Avant d’obtenir enfin une audition trois ans plus tard. Ils y publieront neuf albums avant de partir chez Epic Records en 1976, sans Jermaine mais avec un petit nouveau, Randy, le cadet de la fratrie. Et de se renommer The Jacksons. En parallèle, chacun s’essaie en solo. Michael décolle. L’album «2300 Jackson Street», paru en 1989, sans Michael mais avec le retour de Jermaine, marquera la fin effective du groupe.


Penthalaz, chemin du Stade Du 21 au 25 août www.venogefestival.ch

Créé: 20.08.2019, 17h36

Michael

Chanteur (1958-2009)

Trois ans après avoir signé les Jackson Five, Motown flaire le potentiel du jeune Michael et lance sa carrière solo. Il n'a que 13 ans. La ballade «Got to be There» est son premier hit. Quatre albums plus tard, le producteur Quincy Jones le repère, réalise «Off the Wall» (1979) et «Thriller» (1982) - album le plus vendu de tous les temps avec 66 millions de copies - et hisse Michael au rang de roi de la pop. A la surprise générale, Michael Jackson décède le 25 juin 2009 à l'âge de 50 ans.

Tito

Guitariste (né en 1953)

Si Tito le timide n’avait pas joué sur la guitare de son père en cachette et cassé une corde, ce dernier n’aurait peut-être pas puni ses fils en les obligeant à faire de la musique. Tito a poursuivi sa route en tant que musicien de studio, guitariste de blues ou producteur. Et même manager de 3T, un trio constitué de… ses trois fils. En 2016, il se décide enfin à publier son premier album solo, «Tito Time». Pas un franc succès, hormis le single «Get it Baby».

Jackie

Chanteur-danseur (né en 1951)

Il est l’aîné des garçons et le plus grand en taille. Son père aimait sa voix aiguë, mais pas au point d’en faire le leader. On lui préférait ses talents de compositeur, mis à profit dans les années 80, notamment pour le cinéma. Son premier album solo, en 1973, fait un flop. Le deuxième ne sortira qu’en 1989, porté par le single «Stay» où Jackie en vient presque à singer Michael. Raté. Il se reconvertira alors en producteur, et dirigera les maisons de disques Jesco Records et Futurist Entertainment.

Marlon

Danseur-chanteur (né en 1957)

On lui confia d’abord le rôle de percussionniste. Mais lorsqu’il rejoint ses frères en 1966, en même temps que Michael, Marlon se met à chanter. Et surtout à danser! Ce qui lui vaut le surnom de «meilleur danseur des Jacksons». Après un album solo, «Baby Tonight» (1987), au succès et à la qualité peu reluisants, Marlon quitte la musique pour devenir entrepreneur dans l’immobilier. Puis se recycle dans les télécoms avant de se consacrer à l’humanitaire.

Jermaine

Bassiste (né en 1954)

Après Michael, il est le visage des Jackson que l’on connaît le mieux. Et celui à la carrière musicale la plus prolifique. D’abord leader du groupe relégué au second plan à l’arrivée de Michael, Jermaine connaît ses premiers succès en solo en 1972. Boudé par ses frères et ses fans suite à sa décision de poursuivre avec le même label malgré le départ des Jacksons, il quitte le groupe avant de connaître à nouveau la gloire dans les années 80, notamment grâce au hit «When the Rain Begins to Fall» en duo avec la chanteuse Pia Zadora.

Le programme

Venoge joue en cinq temps. Et mise en grande partie sur les stars d’hier, là où d’autres festivals ont tendance à s’arracher les jeunes pousses. Soit une ouverture rock mercredi avec Skunk Anansie ou le supergroupe Prophets of Rage, réunion de Rage Against The Machine, Public Enemy et Cypress Hill, et un samedi qui se remémore le bon temps du rap (IAM) et du reggae (Dub Inc.) Jeudi, Penthalaz revivra les années 80, de la funk de Sister Sledge et des Jacksons à la disco-pop de Bananarama ou Patrick Juvet. La soirée de vendredi, elle, vise plus jeune avec l’electro-pop calibrée pour les ondes des Britanniques Clean Bandit et du Belge Lost Frequencies, accompagnés de la fine fleur française Feder, Broken Back ou Klingande. Pour un dimanche familial, demandez la variété française du petit écran avec la coach de «The Voice» Jenifer et ses anciens candidats aux cœurs tendres Amir et Jérémy Frérot.

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