Laudate Deum tourne une sacrée page

ClassiqueCatherine Berney a préparé le dernier concert de son «grand» chœur.

Le Choeur Laudate Deum en 2012

Le Choeur Laudate Deum en 2012 Image: DR

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Affiche grandiose ce mercredi 21 mars à la cathédrale de Lausanne pour le Chœur Laudate Deum, associé pour l’occasion à l’Orchestre romand des jeunes professionnels de Guillaume Berney: on y entendra la toujours sublime Messe en ut mineur de Mozart, mais également son Misericordias beaucoup moins connu. Entre deux, le Credo de James MacMillan est une œuvre puissante et colorée dont ce sera la création suisse.

Catherine Berney, fondatrice et directrice artistique du chœur, est particulièrement fière d’avoir convaincu sa grande formation de se lancer dans ce défi pour un ultime concert. «Avec le grand chœur Laudate Deum, j’ai vécu 20 ans de bonheur et je suis heureuse de conclure sur un projet aussi riche et rassembleur, même si le MacMillan a suscité au début beaucoup de résistance.»

À 60 ans, la cheffe de chœur a en effet décidé d’abandonner la direction du grand chœur pour se concentrer désormais sur le groupe plus restreint de Laudate Deum en formation de chambre (25 à 50 chanteurs selon les projets). Une trentaine de choristes du grand chœur a décidé de tenter dès 2019 une autre aventure avec Ars Vocalis, sous la direction de Roberto Rega.

Misericordias est une page de jeunesse de Mozart qui servira d’ouverture au concert. «L’air de rien, avec sa sobriété étonnante, sa richesse harmonique et sa fugue ramassée, c’est un petit défi.» Rien de comparable toutefois avec la Grande messe en ut mineur que la cheffe de chœur préfère presque au Requiem. «Son entrée majestueuse, ses fugues puissantes, l’écriture incroyable à deux chœurs du Qui tollis m’émeuvent davantage. Et j’y trouve une sorte d’équilibre idéal entre la richesse du chœur et l’intimité des parties solistes.»

Créé en 2012 aux Proms de Londres, le Credo de MacMillan s’est déjà imposé comme une des pièces sacrées les plus spectaculaires du compositeur écossais. «Elle est très difficile rythmiquement, confirme Catherine Berney. L’écriture orchestrale, très heurtée, décrit certainement l’agitation de notre monde, mais quand le chœur entonne Et incarnatus est dans une grande plénitude harmonique, le contraste est bouleversant.»


Lausanne, cathédrale Me 21 mars (20 h) Rens.: 078 761 62 90 ou www.monbillet.ch

Créé: 20.03.2018, 14h36

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