«Adieu! Ça joue?» le festival bien de chez nous

MusiqueQuatre groupes en une seule soirée, samedi à l’Octogone, pour un menu suisse de qualité.

The Company of Men est l’un des quatre groupes à rythmer la soirée à l’Octogone.

The Company of Men est l’un des quatre groupes à rythmer la soirée à l’Octogone. Image: MATHIEU BERNARD-REYMOND

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Braillé sur Couleur 3 par l’incroyable agent sexuel Sexomax, le «ça joue?» est en passe de devenir le leitmotiv inévitable de cette fin d’année. Pour preuve, le théâtre de l’Octogone s’en était lui-même emparé comme slogan pour son premier minifestival maison: «Adieu! Ça joue?» donc, idiome bien vaudois pour une affiche lémanique conviant samedi The Company of Men, Sandor, Le Roi Angus et Lary Pec. Une identité commune de songwriting dépassant les différentes formes stylistiques des convives.

La «compagnie des hommes», d’abord. Quartette de mecs bourrant leurs pipes d’un tabac aux senteurs boisées, les anciens membres de Favez et de Chewy montent sur scène après avoir rodé leur premier disque dans le salon de particuliers romands, à la lueur des bougies parfumées à la bergamote. L’ajout d’un peu d’électricité ne devrait pas transformer leur folk chorale en reprises de Judas Priest, harmonie et sensibilité restant le privilège des hommes de (bonne) compagnie.

Après eux, Sandor change de versant et, plutôt que des guitares acoustiques, choisit les glacis d’une chanson minimale et synthétique où les eighties se dressent de toute la longueur de la frange de Desireless. Un premier EP, l’an passé, a mis sur orbite la Lausannoise, qui tourna de festivals en gazettes à la mode. Tout comme le Roi Angus, suzerain genevois qui a lustré sa couronne d’un puissant acide lysergique et porté au loin les couleurs d’une pop psychédélique. Sous la bannière de Cheptel Records, le quintette a sorti Îles Essentiel, le cul entre chanson française seventies et ornements pop «beachboyesques».

«Adieu! ça joue?» fait finalement l’accolade à Lary Pec, nouveau projet du multiple Christian Pahud (Larytta, Bombers, Honey For Petzi) mêlant rythmes étranges et pulsations africaines sur fond de musique électronique. Le batteur de formation a fignolé la chose lors d’un long séjour en Afrique du Sud. Ça devrait bien jouer, tout ça, ou bien?


Pully, Octogone Sa 9 déc. (19h30) Loc.: 021 721 36 20 et sur www.theatre-octogone.ch (24 heures)

Créé: 07.12.2017, 10h32

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