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Allo, Londres? Ici Yverdon

La 4e édition de NovaJazz tend la main aux brexiters.

GoGo Penguin, star de cette édition 2020 de NovaJazz affiche hélas déjà complet, mais nombreux sont les autres artistes de valeur.
GoGo Penguin, star de cette édition 2020 de NovaJazz affiche hélas déjà complet, mais nombreux sont les autres artistes de valeur.
YVONNE SCHMEDEMANN

Vendredi soir, la Grande-Bretagne ne fera officiellement plus partie de l’Europe mais cela n’empêchera pas Yverdon-les-Bains d’aimer ses musiciens. Pendant quatre jours la 4e édition de Nova Jazz hisse le drapeau britannique sur les salles de la ville, de l’Échandole au Théâtre Benno Besson en passant par celle du Conservatoire de musique du Nord vaudois. Le slogan de la cuvée s’imposait: «Calling London», clin d’œil au mythique double album de The Clash, «London Calling», qui vient de fêter ses 40 ans.

L’occasion d’un hommage du jazz au punk – comme il y en a du vice à la vertu, ou est-ce l’inverse? Le directeur artistique de Nova Jazz, André Hahne, en sera samedi, s’improvisant, basse en bandoulière, en Paul Simonon, avec Lionel Friedli à la batterie, Dave Gisler à la guitare et Chloé Levy au chant. «On s’est amusé à réharmoniser les morceaux. The Clash, c’est très majeur (sic), on a cherché parfois à trouver des accords plus inquiétants, plus sombres, comme sur «I Fought the Law.»

GoGo Penguin complet

Le responsable de la programmation ouvre en tout cas le festival avec la satisfaction d’avoir déjà écoulé tous les billets de la soirée principale, avec le désormais reconnu trio GoGo Penguin, prolifique dans son appétit de convertisseur de l’esthétique electro au format piano-basse-batterie, même si on ne peut réduire à cette seule formule ce gang aux cinq albums en huit ans. Avec sa collaboration avec les élèves et les profs de la HEMU, le pianiste Ashley Henry (qui sera de retour à Cully dans deux mois) complète ce petit événement qui remplit allègrement les 500 places du Théâtre Benno Besson.

Mais André Hahne a aussi éprouvé une grosse frayeur en apprenant l’annulation du groupe Maisha il y a une dizaine de jours. «Notre souci, c’est qu’il nous fallait trouver un groupe londonien!» Après un petit moment de panique, ce fut chose faite avec l’hyperactif batteur Moses Boyd, figure incontournable de la nouvelle scène londonienne, collaborant entre autres à The Comet Is Coming et Ezra Collective.

Il reste toutefois encore des rendez-vous valeureux, dont le coup de cœur du programmateur, le trio Phronesis, britannique par son pianiste, un jazz au lyrisme allègre aux improvisations corsées. Toujours sur les touches du clavier, Neil Cowley en duo piano-batterie fait partie des propositions à ne pas rater si on en croit son dernier passage à Yverdon: mains en sang et public rugissant. Dimanche, jour de l’agneau à la menthe – mais le restaurant du festival, au Château, joue les saveurs indo-pakistanaises –, la conclusion se fait au brunch, d’un film et d’une conférence sur la bouillonnante nouvelle scène anglaise. Intervenante principale, la trompettiste Yazz Ahmed, entendue au dernier JazzOnze+, ne part pas sans un dernier concert aux charmes orientalisants.

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