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Après Batman, Crimer se prend pour Depeche Mode

Avec sa voix de crooner, le Zurichois revisite une «synthpop» 80's remuante et emphatique. Bientôt à Lausanne.

Avec sa voix de crooner, Alexander Frei a pris le pseudo de Crimer pour plonger dans le grand bain pop de la new wave.
Avec sa voix de crooner, Alexander Frei a pris le pseudo de Crimer pour plonger dans le grand bain pop de la new wave.

À ceux qui pensaient que la new wave des années 1980 ne pouvait se conjuguer qu’avec une décadence «empailletée», Alexander Frei oppose une formation vocale qui n’a rien de déviant. «C’est à l’école qu’un prof de chant m’a repéré et je me suis souvent produit à l’église par la suite – surtout parce que nous recevions 20 francs à chaque fois!» Quand on a 12 ans, la vénalité se présente toutefois comme un bon début sur le chemin du vice.

Lauréat des «Swiss Awards»

Sous le nom de Crimer, le chanteur alémanique vient de remporter le «SRF 3 Best Talent» aux Swiss Music Awards, fort des premiers singles de son album Leave Me Baby, où sa voix de crooner eighties fait des miracles emphatiques sur des produits de synthèse sonores minimalistes. «Je suis un assez piètre musicien, j’arrive à programmer un beat, bidouiller une ligne de basse simpliste et me débrouiller sur une guitare. Le seul instrument que je prétends maîtriser, c’est ma voix.»

Dans les envolées de gorge, Crimer se positionne entre Rick Astley (Never Gonna Give You Up) – l’idole de ses parents – et un Dave Gahan (Depeche Mode) découvert sur le tard. Lors du dernier passage du groupe anglais à Zurich, son agent essayait de le placer en première partie. «Mais je n’y croyais pas, il y avait trop de similitudes. Dans une radio, l’un des responsables de la programmation confondait sans cesse l’un de mes titres avec l’un des derniers de Depeche Mode.»

Licencieux Batman

Après des débuts dans un groupe de reprises, Alexander Frei se retrouvait pris au dépourvu pour se trouver un nom lorsqu’il dut remplacer un artiste au pied levé. «J’ai pris le nom de Batman, mais je savais que cela ne pourrait durer. J’ai abandonné quand j’ai reçu un message d’un représentant des détenteurs de la licence.»

Devenu Crimer, le musicien assure d’abord ses concerts en solo. «Je lance des sons en appuyant sur des pédales avec mes pieds, je joue un peu de guitare et je danse comme un fou. Certains considèrent que ce n’est pas suffisant pour un concert, mais ça marche!» Sauf lors d’un passage à La Parenthèse de Nyon. «Je faisais tout mon possible pour que les gens dansent, mais rien à faire: ils restaient vissés à leur chaise.» Pas de quoi décourager l’artiste de 27 ans qui revient au Romandie fortifié de deux musiciens, et, bientôt, dans la programmation des deux monstres de l’été festivalier.

D’ailleurs Crimer ne craint pas grand-chose, sa pochette semi-gothique sur fond rose le prouve. «Oui, mais elle intrigue! J’ai même accepté une interview de la Schweizer Illustrierte, je leur ai fait croire que je dévoilais mon chez-moi, mais c’était chez ma mère. Je navigue comme un serpent entre le mainstream et l’underground!»

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