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Branché rap, Caribana donne le ton de l’été qui vient

En juin, l’open air de Crans-près-Céligny misera sur la nouvelle vague de chanson hip hop à la française.

Nekfeu, fin renard du rap 2.0, à écouter le 9 juin.
Nekfeu, fin renard du rap 2.0, à écouter le 9 juin.
AP

La cuvée de Caribana s’annonce bonne. Celle des caves Dutruy, par contre, devra se méfier de trop d’acidité pour avoir accueilli en ses murs les guitares piquantes de Minuit. Devant les cuves au metal aussi poli que les invités de la conférence de presse, le groupe français a décapsulé mardi trois chansons de son premier album, un avant-goût savoureux de ce qui attend les spectateurs du 29e Caribana, du 5 au 9 juin.

Du moins les deux premiers soirs, le week-end (exceptionnellement prolongé au dimanche soir pour cause de Pentecôte) affichant un tir groupé dans la cible du hip-hop français «new school», que l’attrait auprès d’un très large public jeune a rendu désormais indispensable au destin économique des festivals d’été. Nekfeu, Vald, Ninho, Sofiane, Georgio: du rap autotuné qu’il sera loisible de siroter live samedi et dimanche, un dernier soir qui porte aussi la promesse réjouissante de Skip The Use et des Négresses vertes. Avant un vendredi sacrifiant à l’hypnose mécanique de la grosse electro à DJ (Robin Schulz, Synapson, Vitalic), le Caribana aura navigué dans ses eaux coutumières du rock et de la pop: Franz Ferdinand, Boulevard des Airs, Jeanne Added, Barns Courtney et les valeureux Liminanas mercredi; Morcheeba, Kodaline, Minuit et Agar Agar le jeudi, avec pour les nationaux de l’étape Bastian Baker et le talentueux Marius Bear, physique d’ours pour voix de satin que les aficionados de Sam Smith et de Rag’n’Bone Man devraient surveiller de près sans craindre le coup de griffe.

Avec cette programmation équilibrée et pertinente, le Caribana abandonne le terrain des familles pour ajouter à son cœur de cible pop-rock une grosse dose de musiques urbaines «made in France». Le rap (ou ce qu’il en reste) ne fait plus peur, il remporte des Victoires de la musique, flirte avec la chanson et remplit les salles: autant de raisons pour lui ouvrir ses portes. Le pari jeune vaut bien celui des vétérans: le mauvais score de Statu Quo, l’an passé, a méchamment plombé les résultats de l’édition 2018, qui a bouclé avec un déficit. «On a serré les boulons, détaille le président, Tony Lerch. Nous avons conservé un budget de 2,3 millions de francs mais réduit nos coûts de fonctionnement. L’an passé, nous avons réussi la 3e plus haute affluence de notre histoire (25'500 spectateurs) sans parvenir à gagner de l’argent. On a viré tout le superflu.»

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