Passer au contenu principal

La chanteuse Maurane est morte

Figure savante de la variété francophone, la Bruxelloise est décédée à l’âge de 57 ans.

Maurane en 2010.

Elle chantait «Pas gaie la pagaille» sur un air de reggae alangui, un peu calypso, un peu variété. Ça donnait du soleil dans le paysage télévisuel. Embellies belles contrastées d’ombres, «Sur un Prélude de Bach», gamme majeure triste. Mélancolique un jour, la grande brune virait canaille le lendemain, se moquant des vedettes sans voix, causant plaisirs de la vie ensuite, puis lâchant tout soul des vocalises de feu enfin… À l’heure où nous bouclons, qui saura dire de quoi est décédée Maurane. Sinon qu’elle était bien trop jeune, 57 ans, «fatiguée» selon les dires de son entourage, mentions éparses relevées sur Twitter après l’annonce de sa disparition. Pas d’info officielle. Maurane, dont la carrière allait entre vallée et sommet, venait d’opter pour un retour à l’avant-scène. C’était la veille de sa disparition subite, inattendue, lundi 7 mai.

Claudine Luypaerts est née le 12 novembre 1960, à Bruxelles. Son père, Guy-Philippe Luypaerts, est directeur d’une école de musique, compositeur, sa mère, Jeannie Patureaux, professeure de piano. Au sortir de l’adolescence, Claudine, qui signe un temps Claudie Claude, court les castings, reprend Brel, joue «Starmania» – deuxième version en 1988, dans le rôle de Marie-Jeanne «la serveuse automate». Claude Maurane devient Maurane tout court. Elle livre, en 1989, ce bel album qui porte son nom, le plus connu, qui la propulse en haut de l’affiche grâce au tube «Toutes les mamas». Maurane de poursuivre ainsi, de projets discographiques toujours à part, quand bien même elle ne quitte pas le cercle des artistes variétés, en duos nombreux – «Tu es mon autre» avec Lara Fabian notamment. Dernier grand œuvre auquel s’était attelée Maurane, cet hommage à Claude Nougaro, «Nougaro ou l’espérance en l’Homme», en 2009.

Pour celle qui avouait ne boire «que du champagne et du bordeaux, mais pas de bourgogne, faute de le digérer», on retient ce caractère bon vivant, fêtarde invétérée («Ce que je partage avec Juliette», nous confiait-elle il y a quelques années). Maurane faisait vibrer les cimaises de son timbre feulant. En plus, elle avait l’humour cinglant.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.