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La chanteuse Susanne Abbuehl sculpte le temps et l’espace à Vevey

En résidence quatre jours à L’Oriental, la musicienne arrive avec deux formations, l’une avec une danseuse

Dès mercredi 24 octobre, la chanteuse Susanne Abbuehl s’installe à Vevey pour quatre soirs.
Dès mercredi 24 octobre, la chanteuse Susanne Abbuehl s’installe à Vevey pour quatre soirs.
FLORIAN CELLA

Après une mise en bouche samedi dernier avec le vernissage de l’album, Sea Salt, du projet Taïga du pianiste Marc Méan, Live in Vevey retrouve le foyer de L’Oriental et sa formule de résidence de quatre jours. Dès mercredi, la chanteuse Susanne Abbuehl ouvre somptueusement la 17e saison de concerts de l’association avec une double proposition puisqu’elle vient à Vevey avec deux formations, la première (me 24 et je 25), sans batterie, intégrant la danseuse Sun-a Lee.

«La musique partage avec la danse et la poésie cette façon de sculpter l’espace dans le déroulement du temps», estime celle qui s’est brièvement plongée dans le vocabulaire de la chorégraphie aux côtés d’une danseuse de la compagnie d’Anne Teresa De Keersmaeker, artiste qui lui a fait découvrir ces parentés, notamment dans son travail sur le «Quatuor N° 4» de Bartók. «Un spectacle magique qui donne aussi une image de la femme très éloignée des stéréotypes, à la fois très forte mais gardant sa part d’enfance.»

Cette image – Susanne Abbuehl évoque aussi le «courage et l’innocence» –, il est possible de la superposer à l’art vocal d’une chanteuse en quête de véracité d’expression. «Une voix la plus naturelle possible, sans artifices. Cela demande du travail, mais l’idéal serait de parvenir à ce que cela ne se remarque pas», prévient celle qui, rétive aux maniérismes, enseigne aux HEMU de Lausanne et Lucerne.

Dans sa recherche de simplicité, la chanteuse fouille un spectre réduit, assurant ne s’intéresser qu’à l’intervalle dynamique entre le pianissimo et le mezzo piano. «Je m’intéresse aux aspects et aux variations microscopiques de la voix.» Sa danseuse, Sun-a Lee, développe elle aussi une gestuelle menue, mais pas moins intense pour autant. «Le mieux serait d’atteindre une forme de synchronisation entre la danse et la musique et ne pas avoir à réagir, d’un côté comme de l’autre.»

Dans sa seconde formation présentée à Vevey (ve 26 et sa 27), le batteur Samuel Ber ne serait pas très éloigné du danseur par sa façon très ondulante de rythmer les envolées de cette musicienne exigeante. Andrew Audiger et Thibault Gomez prennent le piano et, dans les deux cas de figure, le Veveysan Matthieu Michel dispense en complice la limpidité de son souffle.

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