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Chick Corea retrouve l’accent espagnol de ses seventies

Le pianiste rallume, vendredi au Club, le succès de ses fusions latines. Un concert déjà complet.

Chick Corea en 1976, année de la sortie de son album «My Spanish Heart», qui sera mis à l’honneur vendredi. La soirée affiche hélas déjà complet depuis plusieurs semaines.
Chick Corea en 1976, année de la sortie de son album «My Spanish Heart», qui sera mis à l’honneur vendredi. La soirée affiche hélas déjà complet depuis plusieurs semaines.
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Que de pages historiques effeuillées par cette 53e édition du Montreux Jazz! Les concerts d’adieux (Elton John, Joan Baez, Anita Baker), les anniversaires (50 ans de carrière de ZZ Top, 75 ans de Billy Cobham) et les retours à des époques révolues (Sting, Janet Jackson, Joe Jackson) ont souvent pris le dessus sur les avancées de la musique actuelle. Le jazz ne fait pas exception, on l’a vu avec le batteur Billy Cobham.

C’est d’ailleurs l’un de ses contemporains qui rouvre ce vendredi au Club un chapitre glorieux de son passé: le pianiste Chick Corea. Tous deux se connaissent depuis longtemps pour avoir collaboré sur le «Bitches Brew» (1970) de Miles Davis et le «Spaces» (1970) de Larry Coryell, albums emblématiques de la fusion. Ces expériences ont inspiré à ce musicien très éclectique l’une de ses séquences les plus glorieuses.

La fusion aux penchants latins

D’abord avec son groupe Return To Forever, formé avec le bassiste Stanley Clarke. Dans les nombreuses explorations du jazz fusion de l’époque – Cobham s’en va, lui, jouer avec le Mahavishnu Orchestra –, Corea, qui pratique le Fender et le Minimoog, se chauffe aussi au rock mais parcourt également les influences latines avec une prédilection pour les références espagnoles (marquées par son titre «Spain», l’un de ses plus fameux), culture qui fait partie de son ascendance. Les années 1970 le voient enchaîner des succès comme «Captain Señor Mouse» ou «500 Miles High».

En 1976, il sort, sous son nom, le double LP «My Spanish Heart», toujours avec Clarke à la basse mais aussi avec Jean-Luc Ponty au violon, qui acte un penchant où il excelle avec des réussites comme «Love Castle» ou «Armando’s Rumba».

À 78 ans, le clavier ne pouvait que revenir à ce sommet de sa carrière. Avec son Spanish Heart Band, il vient de sortir l’album «Antidote» et reprend le fil de ses expérimentations latines. Olé!

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