«Mes compagnes sur cette tournée mondiale? Ma guitare, bien sûr, et… ma corde à sauter!»

MusiqueBastian Baker passe quelques jours à Lausanne avant six mois de concerts avec Shania Twain.

Bastian Baker de passage à Lausanne, les yeux rivés sur sa future tournée mondiale.

Bastian Baker de passage à Lausanne, les yeux rivés sur sa future tournée mondiale. Image: Vanessa Cardoso

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Avec sa guitare sur le dos, son habituel cuir usé et ses boots, Bastian Baker affiche déjà le look de globe-trotter. Même quand il est de retour à Lausanne, il n’a pas un lit à lui, squattant chez son manager ou, mieux, une belle chambre dans un palace partenaire situé en face du restaurant de son père.

Malgré le décalage horaire et des allergies aux pollens printaniers, le chanteur de 26 ans joue en live sur les radios les deux singles de son futur album (prévu fin octobre) sortis simultanément et parle de cette tournée inédite pour un artiste suisse vers laquelle il s'apprête à s'envoler.

Depuis que Shania Twain (Ndlr: cinq Grammy Awards et plus de 90 millions d’albums vendus) vous a invité à faire la première partie de sa tournée, vous vivez un rêve éveillé?

Je suis enthousiaste et fier, mais lucide. Mais j’ai quand même parfois des petits rires nerveux. Ça a d’ailleurs été ma première réaction quand j’ai reçu le message confirmant que je partais sur ces 80 dates entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande.

Depuis votre rencontre en marge du Montreux Jazz, elle est à la fois devenue une amie et une précieuse marraine artistique, non?

C’est exactement ça! Elle me donne toujours énormément de conseils, critique mes morceaux de manière positive comme négative. J’avais déjà ouvert pour elle au Canada il y a quelque temps. Là elle préparait sa tournée, moi mon album. Elle m’a d’ailleurs donné deux ou trois contacts qui m’ont bien aidé aux États-Unis. Je suis revenu vers elle avec les chansons, et elle m’a dit qu’elle trouvait que j’étais prêt à passer à l’étape supérieure. Je pense qu’elle a dû convaincre son management.

J’ai rencontré toute l’équipe la semaine dernière au Festival Coachella, en Californie, et tout le monde se réjouit. Dans le détail, je vais jouer trois nouveaux morceaux, une reprise et quelques titres des anciens albums. Donc environ trente minutes seulement en guitare-voix, ce qui sera marrant dans un stade. Je vais faire chanter le public pour qu’il arrête de discuter! Puis je reviens sur scène pour un duo avec Shania sur «Party For Two».

En plus, vous partagez une certaine vibe country. Ce prochain album est-il aussi assez folk?

Alors, non, il est pas mal plus pop, dans la veine du single «All Around Us», qui est sorti. Maintenant en live guitare-voix, c’est forcément plus folk. Mais, bon, la tournée du prochain album, je n’ai même pas commencé à y penser. Ce sera pour 2019. Là, je viens d’être signé aux États-Unis, c’est dire si les bonnes nouvelles s’enchaînent…

Shania Twain habite Zurich et est très discrète en Suisse, alors que vous, vous êtes partout!

Mes potes me disent que je devrais l’inviter à faire la première partie d’un de mes concerts ici! Mais là il faut se rendre compte que c’est la plus grande artiste féminine en matière de ventes. Elle évolue vraiment dans un autre monde. Au point qu’il est difficile d’obtenir quelques mots d’elle vous concernant… Je comprends. Son management est très protecteur, et elle n’a pas pour habitude de faire beaucoup de presse.

Alors il faut se contenter de quelques phrases qu’elle a dites avant un concert: «Je vous présente un de mes artistes préférés. Il raconte des histoires magnifiques dans ses chansons. C’est aussi une personne magnifique.» Pas mal, non?

Éprouvez-vous parfois l’envie de dire: «Et toc!» à ceux qui ne croyaient pas en vous?

Non, je n’ai pas vraiment de temps à perdre avec ça. Heureusement, ils ne sont pas nombreux, et moi je ne suis pas dans la musique pour prouver quoi que ce soit. C’est ma passion et j’aime la partager. Je suis quelqu’un de naturellement positif et j’ai appris avec le sport (Ndlr: il a commencé une carrière de hockeyeur sur glace) à ne pas gamberger après une défaite. Là, je vais vivre des expériences de fou, mes potes vont venir me voir à Los Angeles et à Vegas. On tâchera de faire honneur au film «Very Bad Trip».

Vous tiendrez un journal?

Je n’y arrive jamais, par manque de discipline. Mais je vais documenter ça avec des photos sur Instagram et surtout remplir ma tête de souvenirs. Je préfère vivre le moment présent plutôt que de penser aux selfies…

Qu’est-ce que vous allez mettre dans votre valise, vous qui partez six mois?

Je vais voyager léger. Des vêtements de rechange, des écouteurs, mon passeport et mes compagnes de voyage seront ma guitare et… ma corde à sauter. C’est mon nouveau truc!

Créé: 26.04.2018, 17h27

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