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Plus dionysiaque que jamais, Dead Can Dance replonge dans la transe world

Avec l’album «Dionysus», le duo renoue avec sa liturgie épique

Depuis leur retour en 2011, Lisa Gerrard et Brendan Perry excellent à nouveau dans un syncrétisme musical envoûtant.
Depuis leur retour en 2011, Lisa Gerrard et Brendan Perry excellent à nouveau dans un syncrétisme musical envoûtant.
DR

Après bien des aléas, le groupe Dead Can Dance demeure une anomalie plus vivante que jamais dans le monde de la musique et vient de sortir l’album «Dionysus» après bientôt quarante ans d’activité. Formé au début des années 80 en pleine effervescence post-punk, le duo formé à Melbourne par Brendan Perry et Lisa Gerrard déviait des contingences de l’histoire.

Car que pouvait-on attendre de la rencontre d’un bassiste de punk et d’une chanteuse issue d’un milieu artistique avant-gardiste? Cette alliance improbable a produit une musique qui ne l’est pas moins. Le croisement inattendu de la new wave avec le Moyen Âge et la Renaissance, pour arriver à une sorte de fusion entre rock gothique et vocabulaire world.

Dead Can Dance a ainsi créé une liturgie sonore où cohabitent échos synthétiques, litanies tribales et emprunts, rythmiques notamment, d’abord glanés dans les traditions africaines, puis sur une palette d’inspiration plus large, de la musique gaélique aux arabesques moyen-orientales.

Bienvenue dans le labyrinthe

De leur premier album éponyme en 1984 à «Spiritchaser» en 1996, le duo volontiers mystique n’a pourtant pas fait qu’évoluer dans la pénombre. Leur «Into the Labyrinth» de 1993 se serait même vendu à un demi-million d’exemplaires. En 1998, Lisa Gerrard et Brendan Perry laissaient leurs fans orphelins, poursuivant, chacun de leur côté, une carrière solo. Depuis 2011, Dead Can Dance a pourtant recommencé à danser, publiant dans la foulée un «Anastasis» très estimable, dont la tournée passait par Genève.

Remis en selle, le groupe sort donc son 10e album studio, un «Dionysus» dédié à la divinité du même nom, «oratorio» en deux actes (mais sept chapitres), idéal pour le format vinyle. De l’arrivée de ce dieu par la mer («Sea Borne») à son rôle de guide dans le royaume des morts («Psychopomp»), ce voyage épique se tisse d’étoffes musicales chamarrées (gadoulka, zurna, daf, fujara, parmi d’autres instruments), toujours sur une trame solennelle et délicieusement planante. Le périple passe même par la Suisse, avec les sons d’un troupeau de chèvres sur le titre «Mountain»! Mais leur tournée 2019 ne comprend pas d’étape suisse pour l’heure.

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