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L’Ensemble Vocal de Lausanne se dédouble

Semaine très chorale à l’Opéra avec deux concerts de l’EVL et un du Chœur de l’Opéra.

L'Ensemble Vocal de Lausanne au grand complet.
L'Ensemble Vocal de Lausanne au grand complet.
CHRISTOPHE VOISIN

Il n’y a que du bon, du fort et de l’exclusif dans cette folle concentration de musiques chorales essentielles à l’affiche de l’Opéra de Lausanne cette semaine: trois concerts qui ne parlent pas que de sacré, mais aussi et surtout de la place de l’homme dans la création, de sa révolte aussi.

La série s’ouvre de façon grandiose, ce mercredi 5f évrier, autour de la «Missa solemnis» de Beethoven avec une grande première: la réunion de l’Ensemble vocal de Lausanne et de la Cappella Amsterdam, les deux ensembles conduits par Daniel Reuss. À vrai dire, cette occasion a été rendue possible par deux engagements: celui de l’EVL à la Folle Journée de Nantes consacrée à Beethoven, 250e anniversaire oblige, et par l’invitation de la Cappella Amsterdam pour la même œuvre à Bruxelles. Pierre–Fabien Roubaty, pianiste et nouveau directeur général de l’EVL, a suivi cette fusion et témoigne de son succès. «Daniel Reuss connaît bien les chanteurs des deux côtés. Il a œuvré pour que ça fonctionne rapidement. C’est un résultat artistique et humain magnifique.»

Méditations de compositeurs du 20e siècle

Le fait d’associer à ce projet l’Orchestre du 18e, phalange célèbre fondé par le regretté Frans Brüggen, a incité les organisateurs à proposer un deuxième programme (sans le chœur hollandais): Daniel Reuss dirigera le «Requiem» de Mozart et sa «40e Symphonie» à trois reprises, à Saanen jeudi 6, à Genève vendredi 7 et à Lausanne samedi 8. La cohérence est d’autant plus remarquable que les solistes de la «Missa solemnis» sont aussi ceux du «Requiem».

Pour achever cette semaine en apothéose vocale, le Chœur de l’Opéra propose dimanche quatre méditations de compositeurs du 20e siècle: Kurt Weill, Leonard Bernstein, John Rutter et Arvo Pärt. Le «De Profundis» de ce dernier vient clore cette interrogation sur le destin de l’homme, suggéré déjà par Beethoven dans son «Kyrie», où le compositeur ne parle plus au nom de son créateur mais en son nom propre.Matthieu Chenal

Lausanne, Opéra

Me 5 (20h): Beethoven, «Missa solemnis»; sa 8 (19h): Mozart, «Requiem»; di 9 (17h): Weill, Bernstein, Rutter, Pärt. Rens.: 021 315 40 20.www.opera–lausanne.ch

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