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Frédéric Longbois, le ténor dont «The Voice» a changé la vie

Après la télé, le chanteur lyrique joue les valets dans «Les contes d’Hoffmann» à Lausanne.

L’exubérance du chanteur a marqué le télé-crochet. (Photo: Franck Harscoüet)
L’exubérance du chanteur a marqué le télé-crochet. (Photo: Franck Harscoüet)
Franck Harscoüet

Il voulait faire la une du journal. Depuis qu’il a chanté «Bécassine» de sa voix de ténor sur le plateau de «The Voice», Frédéric Longbois se croit dans un conte de fées. Et ne cache pas son goût pour l’exposition médiatique. «Je ne vais pas jouer les faux modestes. J’aime la célébrité», lâche-t-il par téléphone. Sans langue de bois, mais non sans humour. Au-delà de ses capacités vocales, ce sont la franchise et l’exubérance du Parisien de 56 ans qui ont marqué la saison 7 de l’émission de TF1. Et lui ont permis d’atteindre la demi-finale, dans l’équipe de Mika.

Avant la télé, celui que la presse française a qualifié d’«ovni» a tout de même décroché le Premier Prix de Conservatoire de Paris et s’est frotté autant au cabaret qu’à l’opéra. Il joue en ce moment les quatre valets dans «Les contes d’Hoffman» d’Offenbach à l’Opéra de Lausanne, qu’il fréquente depuis vingt ans. «C’est un vrai challenge pour moi qui suis hyperactif. Stefano Poda, le metteur en scène, m’a fait travailler sur l’introspection et la lenteur.»

Il a d’abord coiffé les stars

À l’image de sa notoriété tardive. Pourtant, Frédéric Longbois fait partie du milieu du spectacle depuis plus de trente ans. Il a d’abord coiffé les stars, puis donné de la voix sur les planches, joué la comédie dans les théâtres ou sur les plateaux de téléfilms. Avant de se voir proposer le casting de «The Voice» par la production. «Pourquoi maintenant, je ne sais pas. Mais ça a changé ma vie, je suis très heureux que l’on m’arrête dans la rue. À vingt ans, un chaman m’a prédit que je deviendrai célèbre. Soit rapidement, soit à l’âge de 55 ans.»

Cette année, «The Voice» l’a rappelé pour tenir une chronique décalée dans «l’after» de l’émission. Puis il s’est illustré dans «Je suis une célébrité, sortez-moi de là!» un programme d’été de la chaîne, avant d’apparaître bientôt dans «Fort Boyard» ou «Danse avec les Stars». «Ça m’amuse, j’aime me donner en spectacle devant les caméras.» Jouer le jeu de la télé-réalité n’est-il pas un risque de s’attirer le mauvais œil du milieu de l’Opéra? «Peut-être que certains me voient comme une bête de foire. Tant mieux, ça me plaît! En tout cas, les puristes reconnaissent que je chante lyrique. Je ne crois pas que la télé me ferme des portes. Au contraire, les gens aiment les people.»

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