Passer au contenu principal

Grigory Sokolov, la leçon d'un démiurge

Le pianiste russe a écrit une nouvelle page d'histoire musicale, stimulante et à part.

Le pianiste russe Grigory Sokolov.
Le pianiste russe Grigory Sokolov.
©AMC Artists /LDD

A la fin de son récital, alors qu’il a mis un terme à sa désormais légendaire série de rappels – on en comptera six mercredi soir dans les hauteurs de Verbier – une évidence s’impose une fois encore: dans l’art pianistique, il y a les interprètes et puis il y a lui, Grigory Sokolov. L’invité qu’il ne fallait pas manquer dans cette édition du festival valaisan s’est à nouveau distingué, ou mieux, distancé de ce qu’on connaît dans la mesure où sa lecture du répertoire a accouché une fois encore d’une histoire à part, qui désarçonne en même temps qu’elle percute par sa cohérence. Dans un programme qui mélangeait baroque et pièces romantiques, ce soliste ombrageux, rétif aux enregistrements et aux expositions médiatiques, a joué donc au démiurge, en créant un monde à soi.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.