Ibeyi a entamé la partition cubaine du Cully Jazz Festival

CritiqueLes jumelles franco-cubaines ont insufflé leur magie à la manifestation ouverte vendredi.

Les Cubaines ont fait grimper la température vendredi soir.

Les Cubaines ont fait grimper la température vendredi soir. Image: LAUREN PASCHE

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Cueilli par un retour du froid, le Cully Jazz a dû trouver d’autres moyens pour réchauffer sa soirée d’ouverture. Au Next Step, le hip-hop blues des Toulousains de Scarecrow agitait un mélange qui n’a malheureusement rien d’inédit pour qui connaît les expériences de Chris Thomas King, artiste de Louisiane. Malgré l’euphorie générée par un art du scratching sympathique, la greffe des Français peinait à foudroyer. Même difficulté du côté du Chapiteau, avec le concert de Thaïs Diarra, ancienne des Positive Black Soul tout comme Noumoucounda, son impressionnant joueur de kora. Musicalement bien encadrée, la chanteuse d’origine sénégalaise et malienne propose un mélange afro-reggae sans grande originalité et peine surtout à donner de l’ampleur et de l’originalité à ses charmes vocaux…

Mais il n’était pas encore l’heure de sombrer dans les eaux noires et froides du Léman. Cuba venait à la rescousse du Cully Jazz avec le duo Ibeyi («jumelles»), les filles du fameux percussionniste Miguel Anga Diaz. Les premières ambassadrices de la culture de l’île – avant Chucho Valdès (le lendemain), Daymé Arocena (mercredi) ou Gonzalo Rubalcaba (samedi) – parvenaient immédiatement à faire décoller les débats avec leur formule minimaliste clavier-percus-voix où se croisent aussi bien les mélopées fantomatiques de Björk que la soul enfiévrée d’Amy Winehouse, en plus des esprits yorubas invoqués. Aussi intense qu’enjouée, leur prestation lançait le festival, et la Marocaine Hindi Zahra pouvait enchaîner devant un public qui avait déjà oublié le froid et l’humidité.

Cully Jazz Festival
Jusqu’au sa 16 avril
Rens.: 021 799 99 00
www.cullyjazz.ch

Créé: 10.04.2016, 20h21

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