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A JazzOnze +, Joshua Redman poursuit le soufflé du trio

Après le défaut de Joe Lovano, les espoirs des amateurs de saxophone convergent sur la star. Interview.

Joshua Redman, star de la 30e édition de JazzOnze +.
Joshua Redman, star de la 30e édition de JazzOnze +.
DR

Après l’annulation, mardi, de Joe Lovano, le JazzOnze+ compte plus que jamais sur Joshua Redman pour porter haut les couleurs du saxophone, mercredi soir, 2e rendez-vous de la 30e édition. Interview d’un fort en thème.

– Vous jouez avec Gregory Hutchinson à la batterie et Reuben Rogers à la basse. Une complicité déjà ancienne?

– Ce sont deux de mes musiciens préférés et cela fait en effet plus de 20 ans que nous jouons dans des combinaisons différentes. Ils comprennent le langage du jazz en profondeur.

– Et votre langage aussi?

– Nous avons toujours eu une relation formidable, tant au sein du groupe qu’en dehors. Ils veulent toujours relever le défi, même dans les circonstances difficiles, quand les trajets ont été pénibles. Ils arrivent avec une énergie positive, prêts à se faire surprendre, ce qui est primordial lorsque l’on veut s’ouvrir à la nouveauté.

– Le trio est très dynamique, mais aussi classique: facile d’en tirer du neuf?

– Le quartet est peut-être un peu plus classique quand il s’agit de saxophone, surtout dans le jazz moderne. Le trio relève plus du piano. Quand vous n’avez pas d’instrument harmonique, cela ouvre des possibilités mais cela crée aussi des limitations. Il y a plus d’espace, plus de liberté mélodique et rythmique, mais aussi plus de responsabilités pour éviter l’uniformité des ambiances, des couleurs, de la texture.

– Ces temps, vous avez joué avec James Farm, Bad Plus, Brad Mehldau: vous aviez besoin de changements?

– D’habitude, je préfère me concentrer sur un groupe. J’ai sauté de tous côtés, mais cela valait la peine avec ces gars incroyables.

– Avec Mehldau, c’était spécial?

– On n’a jamais perdu le contact. C’est le plus grand musicien sur la planète, j’ai toujours suivi sa musique, je suis un grand fan. Et un jour, à l’écouter, j’ai compris que c’était le moment de renouer.

– Le plus grand saxe, c’est vous?

– Ce n’est pas le nom qui me vient à l’esprit. Disons Sonny Rollins?

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