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Les jeunes musiciens gagnent du terrain

Le festival 4 saisons s’installe à l’Opéra de Lausanne et retrace le 2e conflit mondial en musique.

Anna Egholm, lauréate du Prix Tibor Varga 2019, joue à l'Opéra de Lausanne le 29 février.
Anna Egholm, lauréate du Prix Tibor Varga 2019, joue à l'Opéra de Lausanne le 29 février.
DR

L’année 2020 est celle des grands changements pour le Festival 4 saisons. Fondé par le jeune Oleg Gafner, âgé à l’époque de 13 ans, le rendez-vous saisonnier des jeunes musiciens classiques quitte la Maison de quartier de la Pontaise où il avait germé pour une 6e édition transplantée à l’Opéra de Lausanne. «À la Pontaise, il fallait un immense travail pour rendre la petite salle à l’acoustique sèche compatible pour le classique, relève le fondateur, mais l’aspect socioculturel y était important. À l’Opéra, c’est l’inverse, alors il ne faut pas perdre l’esprit jeune, la gratuité.»

Ce déménagement marque à coup sûr une étape historique dans le développement de la manifestation: lieu plus grand, plus prestigieux, plus centré; professionnalisation de la structure organisatrice; affiche thématique plus profilée avec une captivante série autour de la Deuxième Guerre mondiale. Si ce n’est pas l’âge de raison, c’est en tout cas celui de l’émancipation. Et ça marche: le premier concert de 2020, ce samedi 29 février affiche déjà complet! Mais on peut se présenter sur place pour voir si des places se libèrent et y applaudir Andréas Dao et Martin Jollet au piano, John Smith à la guitare et la déjà célèbre Anna Egholm au violon.

Petit surdoué de l’organisation, Oleg Gafner, aujourd’hui gymnasien de 18 ans et depuis peu coprésident des Jeunes Verts Suisses, pourrait s’enorgueillir à juste titre du chemin accompli et de la justesse de ses choix initiaux. Son petit festival monte en grade mais reste fidèle à sa formule: chaque concert offre à des étudiants l’opportunité trop rare de se produire en public en dehors du cursus, à tous les moments clé de l’année scolaire. Gratuit, il ratisse large et arrive même à attirer un public tout aussi jeune bien que peu visible dans les concerts classiques.

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