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Keren Ann encorde sa pop au son du Quatuor Debussy à Morges

La chanteuse joue mercredi au Théâtre de Beausobre en compagnie de la formation classique. Entretien

Keren Ann en compagnie du Quatuor Debussy, qui l’accompagne mercredi prochain sur la scène du Théâtre de Beausobre à Morges.
Keren Ann en compagnie du Quatuor Debussy, qui l’accompagne mercredi prochain sur la scène du Théâtre de Beausobre à Morges.
CHRISTOPHE ABRAMOWITZ

Elle n’a jamais abandonné sa carrière de songwriter, mais Keren Ann ne sort plus un album par année comme elle le faisait au début des années 2000. Son 7e et dernier en date, «You’re Gonna Get Love», remonte seulement à 2016 et la chanteuse en promet déjà un nouveau pour l’an prochain, entièrement en français. Mais cet auteur-compositeur-interprète se caractérise aussi par un éclectisme rayonnant. On se souvient qu’elle avait été responsable, avec Benjamin Biolay en 2000, du grand retour d’Henri Salvador et de son disque «Chambre avec Vue» pour lequel elle avait écrit, entre autres, la chanson «Jardin d’hiver».

Mais l’artiste cosmopolite a plus d’une corde à son arc, qu’il s’agisse de réaliser un album pour Emmanuelle Seigner, de reprendre des titres de Bashung ou de Bowie, d’enregistrer une musique de film, voire de pousser aussi de la voix pour un duo avec Eddy Mitchell («Toujours un coin qui me rappelle», l’an dernier). Dans ses cordes, désormais, il y a celles du Quatuor Debussy, formation avec laquelle elle arrive bientôt au Théâtre Beausobre de Morges. «Nous avons donné un premier concert en octobre au Festival du Petit Bulletin de Lyon, dans la Chapelle de la Trinité. Un plaisir, nous avons décidé de continuer à jouer ensemble.»

Keren Ann n’a pas approché cette expérience en étant intimidée. «Pour des musiques de films ou de danse contemporaine, j’avais déjà travaillé avec des ensembles. En 2009, j’avais enregistré en live avec l’orchestre symphonique de Reykjavik (ndlr: pour «La Ballade Of Lady Bird» avec Barði Jóhannsson).» D’avoir à sa disposition des musiciens exceptionnels pourtant plus coutumiers de Beethoven et de Chostakovitch ne l’effraie pas, bien au contraire…

De la musique, ou pas

«Ce quatuor possède déjà un son. Ce sont en fait quatre solistes qui se connaissent depuis très longtemps et ont un instinct de l’autre. Ce son, il faut ensuite savoir qu’en faire.» Aucun doute que Keren Ann, qui utilise régulièrement des cordes sur ses albums, n’ait en tête une idée précise sur la question, même si, de prime abord, la formation semble surqualifiée pour le job. «Je suis loin de les sous-exploiter, même s’il y a des œuvres classiques qui présentent plus de difficultés. Dès qu’il y a des progressions d’accords, une écriture intéressante, il y a de quoi faire. On fait de la musique ou pas.»

D’ailleurs, à ses yeux rien ne vaut une chanson. «Pour moi, le songwriting est le travail le plus complet qui soit: écrire une chanson avec un début, un milieu et une fin, dans une progression harmonique, trouver de l’émotion dans une histoire qui n’a pas encore été racontée, grâce à un ensemble, une architecture de mots et d’arrangements. Je ne connais rien de plus satisfaisant.» Le Quatuor Debussy semble aussi y avoir pris goût.

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