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«Madama Butterfly» transporte Avenches au firmament lyrique

La nouvelle production de l’opéra de Puccini réunit tous les atouts: visuellement superbe, vocalement magistrale, émotionnellement inoubliable.

Pinkerton (Carlo Ventre) et Butterfly (Sae Kyung Rim), ivres de bonheur, un soir d’été entre Avenches et Nagasaki.
Pinkerton (Carlo Ventre) et Butterfly (Sae Kyung Rim), ivres de bonheur, un soir d’été entre Avenches et Nagasaki.
JOSEPH CARLUCCI

Un vendredi soir de rêve à Avenches, après la pluie, pour récompenser les courageux fidèles du festival d’opéra. Alors que l’obscurité s’installe dans les arènes, sur scène les invités de la noce sont partis. Madame Butterfly (Sae Kyung Rim), jeune geisha naïve de 15 ans, se retrouve seule avec son mari, le fier lieutenant Pinkerton de la marine américaine en poste au Japon (Carlo Ventre). La servante Suzuki (Qiulin Zhang) vient allumer les lanternes et se retire. La jeune Japonaise évoque alors la nuit qui tombe et se livre à son grand amour. Les martinets font un dernier tour de piste alors que la maison aux parois coulissantes se transforme en écran géant, découvrant la baie de Nagasaki illuminée d’une clarté lunaire fugace (magnifiques vidéos de Lorenzo Bruno et Igor Renzetti).

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