«L’opéra dans le potager» fait déguster la musique

EnfantsLe conte musical de Robert Clerc revit à Renens avec les solistes de l’OSR et Sophie Graf.

«Attention mesdames et messieurs, le spectacle va commencer!»

«Attention mesdames et messieurs, le spectacle va commencer!» Image: Tom Tirabosco

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«Comment «amener» les petits enfants à l’opéra, un genre culturel d’adultes, cet «événement» majeur dans notre culture? Comment leur présenter un opéra sans se limiter à adapter une œuvre et convoquer quantité de références?» Auteur-compositeur prolifique de musiques de scène, Robert Clerc s’est longtemps posé cette question autour d’une histoire de son cru qu’il élabore, triture et étoffe à intervalles réguliers. Elle raconte les amours de Mimosa le cochon roi et de Filador, la belle poulette chanteuse.

Avec «Un opéra dans le potager», le compositeur genevois, la soprano Sophie Graf et la Compagnie du Rossignol – tous membres de l’Orchestre de la Suisse romande – accueillent le jeune public (dès 4 ans) à Renens pour ce qui constitue la dernière métamorphose en date de cette histoire croquignolette. Présenté en plein air à La Bâtie en 1989 puis en 2003 sous forme d’un disque épatant bricolé avec deux enfants et des bidouillages d’orchestres samplés, l’«Opéra dans le potager» n’a manifestement pas épuisé l’inspiration de son auteur. Ou plutôt, comme il le suggère lui–même, il n’avait pas trouvé encore la solution où musique et textes sont au service l’un de l’autre: «J’ai tout réorchestré pour ce septuor à vent de luxe augmenté d’un piano, j’ai réécrit de nouvelles musiques sur le texte original. C’est une vraie recréation. Je suis même très content de la chute que j’ai trouvée, qui se termine en suspens sur une chanson à la façon d’un lied de Schubert, avec une petite note de métallophone comme un micro–ondes qui signale la fin de la cuisson!»

Musicalement, l’auteur puise allègrement à tous les râteliers, citant sans vergogne le panthéon de la musique classique, notamment une rengaine de Brahms que Gainsbourg avait déjà siphonnée: «Je suis partisan du chaud–froid permanent et j’adore employer une musique emblématique et l’affubler d’une tête de cochon! Les enfants sont preneurs.»

Robert Clerc est particulièrement ravi d’avoir associé Sophie Graf à l’aventure: «Il me fallait vraiment quelqu’un pour me motiver, pour me donner envie de remettre les mains dans le moteur. Sophie est un modèle pour nous tous. Il y a une simplicité, une évidence dans sa posture. On n’entend pas qu’elle chante!» Si l’habillage change, le propos est resté le même: «Aimer n’est pas aimer, autrement dit: comment marquer de l’affection sans bouffer l’autre, car le cœur n’est pas l’estomac».


Renens, Salle de spectacles
Di 9 (17 h). Rens.: fnac.ch
www.renens.ch

Créé: 05.02.2020, 17h04

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