«Nous ne sommes pas des paresseux»

MusiqueFFS emmène sa joyeuse collaboration sur scène. Interview de Russel Mael avant le concert au Pully For Noise jeudi.

Franz Ferdinand et Sparks, une joyeuse collaboration sur disque mais aussi sur scène.

Franz Ferdinand et Sparks, une joyeuse collaboration sur disque mais aussi sur scène. Image: David Edwards

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Deux ans après avoir découvert le Pully For Noise, les rockers écossais de Franz Ferdinand sont de retour à l’orée de la forêt pulliérane jeudi avec l’enthousiasmant projet FFS (leur excitant flirt discographique et scénique avec les Américains de Sparks). Un joli coup pour le festival pulliéran, qui se positionne comme incontournable la veille de la rentrée. Interview de Russell Mael, chanteur des Sparks, l’autre moitié de ce couple dont le pop rock fait taper du pied et s’installe dans la mémoire à l’image des morceaux des… Beatles.

Qu’est-ce qui vous a décidés à retourner à un format plus rock?
Ron (ndlr: son frère et cofondateur du groupe) et moi n’aimons pas trop coller des étiquettes sur notre musique. Chaque projet a sa sensibilité propre, que ce soit dans un style plus traditionnel, comme FFS, ou comme notre album The Seduction Of Ingmar Bergman. Tout ça c’est du Sparks, c’est notre manière de voir le monde.

Est-ce Franz Ferdinand qui a titillé votre créativité?
On aimait beaucoup leur titre Take Me Out et nous avons un jour parlé d’une éventuelle collaboration après avoir souvent lu dans la presse qu’ils étaient de grands fans de Sparks. Onze ans plus tard, voici enfin les fruits de cette collaboration.

Aimez-vous vraiment tourner ou est-ce un mal nécessaire pour promouvoir l’album?
On ne sépare pas les choses comme ça. On est des musiciens intègres et forcément on aimerait que notre musique atteigne un maximum de personnes. Si les concerts nous permettent de réaliser cet objectif, nous continuerons sur ce chemin.

Vous êtes maîtres dans l’art d’amener une touche de déviance dans le milieu pop. Comment l’avez-vous exprimé dans cette collaboration particulière?
On n’a absolument rien fait de différent avec l’album FFS. On essaie toujours de composer et de créer de la musique avec un sens de l’anticipation, plutôt que de simplement suivre une recette donnée. On s’applique beaucoup et on se donne le temps nécessaire au moment de la composition. Cela a notamment été le cas avec les titres comme Johnny Delusional, Piss Off, Save Me From Myself, Dictator’s Son, Collaborations Don’t Work, mais aussi avec d’autres.

L’expérience était-elle similaire que lors de la collaboration avec Les Rita Mitsouko?
Oui, c’était exactement le même processus, sauf que FFS n’est pas seulement un nouvel album, mais aussi une entité qui se produit sur scène en tournée, ce qui n’était pas le cas avec Les Rita Mitsouko.

Et qui était le plus fou, entre vous et Giorgio Moroder, quand il était votre producteur?
Giorgio, Ron et moi avons tous des personnalités très fortes, surtout en studio. Je pense que ce qui fait la force de l’album est que chacun d’entre nous voulait créer quelque chose de provocant et d’incomparable à tout ce qui se faisait à ce moment précis. Et là, on sait qu’on a réussi notre coup: le public nous soutient, mais cet album est considéré comme une preuve évidente qu’un groupe peut travailler sans utiliser les guitares, la basse et la batterie de manière traditionnelle.

L’album contient un clin d’œil à votre album Kimono My House. Jette-t-on un regard dans le rétro avant d’entamer un projet comme FFS?
Oh non! Ce n’est pas notre style de nous poser, de réfléchir à notre carrière et de planifier la suite. Tout cela se fait de manière inconsciente. Nous ne sommes pas une entreprise avec un comité directorial qui se réunit pour essayer de sortir ce qu’il pense que le public veut entendre.

Vos chansons pop rock restent ancrées dans la mémoire, ce qui n’est pas souvent le cas. Le but caché de FFS est-il alors de concurrencer les Beatles?
Waow, c’est un super-compliment de nous citer ne serait-ce que dans la même phrase que les Beatles! Je crois que ce que nous avons en commun, enfin en ce qui concerne Sparks, c’est l’ambition réelle de nous remettre en question pour produire une musique qui ait une vraie substance. On attache également beaucoup d’importance aux paroles de nos chansons. Nous ne sommes pas des paresseux, et les Beatles ne l’étaient pas non plus!

Créé: 18.08.2015, 08h19

Programme

Je 20 août. Grande Scène Mini Mansions, FFS. Scène Abraxas Don’t Kill the Beast, Ought, Loreley Me, Urban Junior.
Ve 21. Grande scène Owen Pallett, Jungle, Ride, Black Strobe. Scène Abraxas Le Roi Angus, LEON, MellaNoisEscape, Ølten.
Sa 22. Grande scène Isaac Delusion, Deacon, Róisín Murphy, Young Fathers. Scène Abraxas: Pandour, Cristallin, KnoR, Cycle Opérant.
www.fornoise.com

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