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Patti Smith et PJ Harvey au Stravinski: la bataille des anciennes et des modernes

Le rock se conjuguait au féminin mercredi avec la vieille sorcière américaine et la presque encore jeune Anglaise. Critique.

Entre une Patti Smith pétrie de nostalgie et une PJ Harvey au show sombre, teinté de socio-politique, l'actualité était du côté de l'Anglaise à l'Auditorium Stravinski mercredi.
Entre une Patti Smith pétrie de nostalgie et une PJ Harvey au show sombre, teinté de socio-politique, l'actualité était du côté de l'Anglaise à l'Auditorium Stravinski mercredi.
CHANTAL DERVEY

Il y a des généalogies rock qui valent d’ancestrales lignées aristocratiques… Sur la scène Auditorium Stravinski à l’audience touffue, il ne manquait mercredi plus que la chanteuse et guitariste Anna Calvi, 35 ans et fille putative, pour compléter l’arbre.

Dans le rôle de la grand-mère, Patti Smith, 69 ans, ouvrait encore une fois son livre de souvenirs, sans craindre la florissante industrie de la nostalgie. Un comble pour la vieille punk pourtant pas indigne! Dès l’ouverture – pas le poème de Ginsberg – avec Dancing Barefoot (titre qu’elle prétendait tantôt ne plus vouloir jouer…), l’héroïne post-beatnik allume le premier cierge à sa gloire.

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