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Le pouls de Billy Cobham au coeur du Montreux Jazz Festival

L’un des batteurs emblématiques de la fusion seventies fête samedi ses 75 ans au Montreux Jazz Club. Cocktails d'époque...

Billy Cobham, éphémère batteur de Miles Davis, sait comme personne faire monter le taux d’adrénaline du groove.
Billy Cobham, éphémère batteur de Miles Davis, sait comme personne faire monter le taux d’adrénaline du groove.
CHANTAL DERVEY

Sa frappe sèche, rapide, aux enchaînements pulsés par des variations imprévisibles, en faisait le batteur idéal pour rendre hommage à un boxeur et c’est bien Billy Cobham qui, avec Jack DeJohnette, tient les baguettes du «Tribute to Jack Johnson» de Miles Davis, album de 1971 dédié au champion de boxe afro-américain. Le batteur avait déjà participé l’année précédente au mythique «Bitches Brew» du trompettiste, un enregistrement qui marque une étape fondamentale dans l’avènement du jazz fusion, c’est-à-dire métissé de rock et de funk.

Deux ans après son passage chez le pianiste Horace Silver, cette initiation chez le souffleur, alors en plein décollage électrique, va en tout cas orienter de manière indélébile la carrière d’un rythmicien dès lors épris d’expérimentations et de croisements, même si sa participation à la geste «milesienne» est parfois exagérée – trois autres batteurs sont crédités sur «Bitches Brew»…

Batteries électroniques

Ce samedi, Billy Cobham vient fêter ses 75 ans au Montreux Jazz Club et ce n’est que justice, tant celui qui fut l’un des premiers à expérimenter les batteries électroniques a parcouru les entre-mondes d’un jazz mutant, métissages qui reviennent aujourd’hui à l’honneur, mais sur d’autres couleurs.

Résident bernois depuis les «eighties», le batteur a dû découvrir le pays par ses visites régulières au Festival dès les années 1970 – avec George Duke notamment – ou encore pour accompagner les monstres à cordes du Guitar Trio (en 1996). Le batteur connaissait d’ailleurs bien le guitariste John MacLaughlin pour avoir participé à son Mahavishnu Orchestra, autre légendaire formation de jazz fusion, de 1971 à 1973.

Samples de Massive Attack

C’est d’ailleurs suite à son éviction du groupe qu’il enregistre en trois jours son premier album en tant que leader, un «Spectrum» sorti en 1973 – avec Tommy Bolin à la guitare –, sans trop y croire. L’œuvre saute à la 26e place des charts et sa maison de disques l’appelle en catastrophe pour qu’il monte un groupe afin de le faire tourner! «Spectrum» s’est imposé comme une référence en tout cas pour Massive Attack dont le trip-hop se souviendra du morceau «Stratus», largement samplé dans le «Safe from Harm» des Anglais.

En 1974, il retrouvera les frères Brecker pour son deuxième album «Crosswinds», déjà croisés dans le groupe de jazz-rock Dreams – la trompette de Randy sera d’ailleurs du rendez-vous montreusien de samedi. Prolixe en son jardin, il ne cessera de collaborer avec des partenaires inattendus – le Grateful Dead par exemple – ne cessant jamais de chercher à repousser les barrières soniques du jazz.

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